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Chapitre V. — Poésie. — Traductions etc

Gonzélis ne s'est pas plus distingué comme poète )riginal. Il a écrit le. jugernent de Fdris^)^ qui ne méite pas plus d'éloges que sa traduction.

Euthyme Philandros a publié un Essai de poésie yriciue, qui est un recueil de pièces originales ou traluites.

La traduction de «Brutus» de Voltaire par Michel [^HRisTARis, en vers iambiques imités des Byzantins, se ecommande par sa langue soignée et par son style énergique. — Celle de la Mort de César du même poète, et ie quelques autres drames du répertoire français, due LU savant grammairien Georges Sèrujus de Céos, ac- :use plus de connaissance de la langue que de goût à l'en servir. — Nous ne saurions porter un jugement beaucoup plus favorable sur la traduction en vers rimes du c Tartuffe» de J/o^ière par Const. Cokkinakis. L'esprit lu grand comique français y est délayé dans des vers nal tournés et sans goût. — Il y a un mérite bien supéieur dans la traduction que le savant théologien, le père Z. Oeconomos fit, en prose, de V Avare de Molière, qu'il ippela Hexîntavélonis. A part quelques parties faibles ians le dialogue, le reste rivalise avec le texte. Nous l'osons pas dire que quelquefois il le surpasse. Cette xaduction a acquis dans la littérature grecque moderne a valeur d'une œuvre originale.

Un grand nombre de traductions en prose des drames

I) Trieste, 1817.

142 Livre IIL — Revaissance. — De 1800 à 1821.

de Kotzebue, d'Alfiéri, de Métastase, parmi lesquelles nous voulons mentionner celles des Jeux Olympiques et de la Bergère des Alpes, par Rigas, le champion déjà cité de la liberté de la Grèce, alimentaient les théâtres grecs de Bucharest et d'Odessa, dont le premier fut fondé, en même temps que le gymnase, par Jacques R. Rangabé, et qui servaient à développer l'esprit et à former le goût de la nation.

Quelques-uns des meilleurs romans des littératures étrangères étaient en même temps naturalisés en Grèce par d'assez bonnes traductions. — N. Piccolos traduisait avec une grande correction de langage « Paul et Virginie > de Bernardin de St. Pierre. -- Coumas se délassait de ses travaux plus sérieux, en traduisant «Agathon^ et les « Abdérites» de Wieland\ — Coronios traduisit «le premier navigateur», charmante idylle d^Gesner^ — « Aristomène» de 1 allemand Lafontaine., traduit par G. Lassanis»), et «Cléomène» du même auteur, par Cyriaque Elaion, étaient deux livres dévorés par la jeunesse grecque, et représentant à leur imagination l'ancienne patrie sous le prisme attrayant du roman.

i) Moscou, 1820.

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