TOME
dence et des humanités. J'aurais pu, j'aurais dû peut-être consacrer une page ou deux à Michel Varro, seigneur du Brassus, qui prit une grande part à l'administration de Genève, sa ville natale, et dont nous possédons quelques ouvrages relatifs aux sciences exactes. Son De motu tractatus (1584) inspirait un vif enthousiasme à Senebier, qui s'écrie : « On voit Michel Yarro devancer Galilée, Kepler, Newton. » Il faut avouer que Senebier est allé trop loin, et que Varro n'a aucun droit aux grandes découvertes du siècle suivant. La Suisse romande est devenue, grâce à la Réforme, un beau champ de travail intellectuel. C'est à Genève que se poursuit l'œuvre de restauration de l'antiquité classique. C'est Genève qui fournit des successeurs aux Ange Politien et aux Etienne Budé. La Renaissance italienne et française se continue par la Réforme, et notre pays sert d'asile à la Renaissance nouvelle.
I. Influence morale. — II. Influence intellectuelle. — III. Le caractère national. —