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352 ^INSTRUCTION PRIMAIRE AU XVIIIe BIÈCLK.
capables de tous les sacrifices et décidés à consacrer leurs forces, leur vie même, à cette tâche ingrate d'initier des enfants à la vie intellectuelle. En 1717, la maison Lamy fut abandonnée et les livres de la communauté ne parlent plus que d'un « maistre écrivain « étranger qui voulait s'établir en ville pour montrer « à escrire » et auquel on donne 30 livres '. Plus tard, en 1723, on payait 10 livres par mois à Gayral, maître écrivain, auquel on adjoint un maître de grammaire. Cette école dura ainsi jusqu'en 1750, après avoir traversé mille épreuves et sans avoir produit de sérieux résultats. L'enseignement primaire, de tous le plus pénible et le moins rémunérateur, n'avait pas encore ses héros, du moins, on ne les connaissait pas. Il appartenait à Msr de la Rochefoucauld de les faire connaître à Albi.
Égal en talents et en vertus à tous ses prédécesseurs sur le siège d'Albi, l'illustre prélat ne voulut pas leur être inférieur en dévouement à la cause de l'instruction. Nous ne sommes plus à ces époques tourmentées du moyen âge où L'évèque et la communauté se livraient des combats sans fin autour de la fameuse distinction des pouvoirs. Avec M^r bâillon du Lude s'était éteint le dernier conflit; avec Msr de >.■>•roni avait commencé cette ère de pacification, d'entente cordiale, de progrès or do prospérité qui autorisait le successeur actuel de tant d'illustres pontifes à B'emparer de la pensée d'un grand historien proi tant, et à dire avec raison, que Les èvèques albig< avaient fait notre ville, tout comme à un point do vue plus général, lesévêques avaient fait la France2.
M*1 de La Rochefoucauld nourrissait depuis Longtemps le projet d'appeler à Albi Les Fr - Écoles