GUILLAUME DE LANGET DD BELLAY
étant un fragment de la cinquième Ogdoade de GuilL du Beltay. La première édition des Mémoires étant de Tannée 1569, et VEpUome ayant été publié dès Tannée 1556» Téditear de cet opuscule a désigné la portion des Ogdoades qui nous avait été conservée , en indiquant ce qu'elle contenait de plus important. La Croix du Maine se rend encore coupable de la même inadvertance, quand il mentionne, au nombre des manuscrits laissés par Guillaume du Bellay, un Discours sur les occasions qui remirent le roy et V empereur £n guerre t depuis le traicté de Cambray : ce Discours , qui se trouve , comme le précédent , dans les Mémoires y faisait partie des Ogdoades.
A la suite de VEpitome ont été imprimés trois opuscoles de Guillaume du Bellay. Le premier a pour litre: Translation iune oraison faite en la faveur du roy Jean de Hongrie ^ de la guerre contre le Turc, Ce plaidoyer en faveur de la dynastie de Jean Znpol nous est donné comme une traduction, et, suivant La Croix du Haine, cette traduction a été faite par Guill. du Bellay. On ne possède plus le discours original , qui était en latin. Voici le titre do la deuxième pièce, qui vient à la suite de VEpitome : Translation d'une lettre eserile à un Allemant , sur les querelles et différens t entre Charles cinquiesme et Françoys , premier de ce nom. La lettre latine doit avoir été publiée par du Bellay vers Tannée 1536; c*est un des factums qu'il fit alors distribuer dans les États germaniques pour éclairer les esprits mal prévenus : la plupart des fiits qui s'y trouvent rapportés sont de cette date. La troisième et dernière pièce jointe à VEpitome par Téditeur Sertenas , est une : Translation des lettres escrites
410 GUUXAUME DE LANGEY Dt BBLUT.
parle triê-chreitien rayde France, Francoffe, premier de ce nomp aux princes, vMee et aux Eeiaii iAUe^ maigne, etc. Ces lettres» ou plai6t cette lettre, dans laquelle François l*' est mis en scène par son ambassadeur, et proteste avec des phrases sonores contre les calomnies fabriquées par les émissaires de Charles Y, est du même temps que la précédente. Nous ne saurions , toutefois, aflBrmer que du Betlay en soit Tauteur. La Croix du Maine , parlant de François 1'% attribue i ce prince o plusieurs épistres françoises , faites latines par mess. Guillaume du Bellay, et plusieurs latines qu'il a mises en françois. s Parlant ensuite de GuilK du Bellay» le même bibliographe s'exprime ainsi : t II a traduit de latin en françois plusieurs épistres , oraisons , harangues et autres semblables choses» envoyéee par le roy François I*' aux prolestants d*Almagne. » Suivant La Croix du Uaine» Guill. du Bellay n'aurait donc fait que traduire la lettre insérée dans VEpitome, et cette lettre serait l'œuvre du roi lui-même. Mais il ne faut jamais se fier au rapport de La Croix du Maine , et la pièce dont il s'agit a moins le ton d'une lettre royale que d'un écrit apologétique publié , sous le nom du roi » par un de ses zélés serviteurs.
Nous n'avons pu mentionner» dans leur ordre chronologique» les divers opuscules de Guill. du Bellay» qui ont été publiés presque tous après sa mort et dans divers recueils : nous obsenrerons » du moins » dans ce compte rendu » l'ordre des matières » et» avant de parler de ses œuvres poétiques » nous épuiserons la liste de ses écrits qui appartiennent i la section de l'histoire. Dans les Mémoiree de Martin du Beltay, se trouvent cinq pièces diplomatiques publiées» i diverses