III. S
3Si JAOQUES TAftCBlAtJ.
souleoues dons son épHre au cardinal de Lorraine (i): mais ce n e(ait pas li, toulefois, le genre qui convenait le mieux à la nature de son (aient. Il le comprit luimême, et après avoir tiré quelques sons rauques et suspects de la trompette guerrière, il prit, nous dit-il, la guitare pour ne la plus quitter :
J*aTois qaelqfMfoto entreprit De tonner HMHrevr det alarmet , Et comment on n? it le prii, Foreenant parmy les gendarmes; Comment le soldat forieni.
Noir de snenr, de sang, de pondre, Tempesteet froisse, audadeni, L*cnneml d*ane horrible fondre.
Je m^cnroûay d*nn crj pins fort Qne la Ure mlgnardelette^ Cornant le martial cflèrt, Sobjecl fcien loing de Tamourctte; Je Tomiasoy d*an plas haut ion L*liorrenr, le massacre, Torage Du menrdrier foudroyant eanon Ronflant d*nnc grondante rage.
Le bmsqne cheval hannisaoit ReQant par la gendarmerie, Bt, brave à rapprocher, rrotosolt Les bandes de rinfanlerie :
Deui campa pcsle*niesle bcoûiilci Se chargi oyent d'une horrible andaee Desconvrans leurs hamoia sonUtei Du sang des gisans par la place.**
Mais ie rade tont ce projet :
VahUcnant |e quiUe ki
(I) PcéiUSf page 11, irrM.
JAËQtJBS TÀHi'RBÂU. d&O
Uélas ! raUlemeot subjeet
A de pins piteuses alarmes I
Hélas 1 mon amoureux papier
Ne Tcat plos souffrir que des plaintes... (1)
J. Tahureau laissail donc à Ronsard, à la Péruse, les grands sajels, les grands desseins, et, prenant un plus humble ton, ii suivait mieux le penchant de sa Muse :
D*amours je ? y et d*amoors je respire ; D*amour8 friand, d*amonrs fe feux eserire...
Les plus remarquables de ses poésies sont, on effet, des poésies galantes : on en trouve même, dans son recueil, de très galantes, et ce ne sont pas les moins estimables; tous ses 6aÂsers sont enivrants. M. Sainte- Beuve a reproduit un de ces baisers (2) qui vaut assurément ceux de Jean Second : nous n'oserions pas en citer quelque autre; nos oreilles sont devenues trop chastes pour supporter tous les détails de ces descriptions passionnément erotiques : nous ne pouvons que recommander aux curieux, aux lettrés, le deuxième baiser; c*est le plus vif et tout ensemble le plus voluptueux de ces petits poèmes. Voici des vers plus graves auxquels, nous n'en doutons pas, on accordera quelque estime ; c'est le portrait du poète :
Il n*éelaîrei8l son héritage Il nMpothecqoe point ses diamps Aux plus pécunieux maidians.
Pour enfler des armes la rage t
(t) Poiiies, p. 87.
(S) Onnagedlé» p. Wi
556 JACQUES TAHGRBAO.
Il n*ha jamais te eorpt voftté Foar se corrompre en la carrièfe D*iiiie course pcadreose et fière Dessus on poohin mal donlé..*
Fraudant le droit et la raisoo n n*embreoTasc la polsoa Pour crocheter des bénéfices :
Jamais d*aoe nonvulle loj Aa fard de sa langue faussaire Il n*lia séduit le populaire Seismalliant en nostre foj.
Corrompu de pâle aTariee* 11 n^ha menti dans un parquet.
Troublant, ba? ard, de son caquet Les droiu de la saiocte police :
JamaiSi compagnon d^on volenr, 11 nnia détroussé au passage Le marchant subject au dommage D*on Id calumnieux malheur...
Pensif; trifle, il ne thésorisc, Béant pallemcnt apK-s l*or ; Mais il UM un pins cher trésor D*un saint renom qui rétemise...
Ains, fuyant les sottises Talncs Delà fulgaire vanité.
Il suit i'honnesie liberté.
Ami des choses plus certdocs.
Bien loy plai>t Tasur d*un raissctu Doré d'un sablonneas ritage.
Et le paisible frais ombrage D*on Tcrd boocageux arbrisMau.
Une geôle eolale oImpMin Sans ongwnt, sans masq et mm brd« D*un naturel friant rrgard Loj darde au cmor maialc aaowette,