FR. AUBERT, JACQ. AUBERT, ROLLAND CHEVÉ
claustral assez considérable. Nous le voyons, à Tàge de vingt-cinq ans, se soumettre à la réforme monastique, et faire profession à Vendôme, le 16 juin 16&4. En 1660 , il est nommé prieur de Saint-Faron de Meaux. « Delà », lisons-nous dans V Histoire littéraire de la Congrégation deSaint'Maur^ « il fut envoyé prieur à Vendôme, ensuite abbé de Saint- AUire de Clermont , puis abbé de Saint* Augustin de Limoges. En ces quatre maisons il fut en même-temps maître des novices. » On cite plusieurs traits de sa vie, qui prouvent son désintéressement et sa charité.
Au retour du chapitre général de 1681, où il avait été appelé comme un des représentants de la province de Normandie, étant alors prieur de Bonne -Nouvelle de Rouen, il fut atteint par une maladie qui l'emporta. Nous lisons dans V Histoire littéraire déiii citée : « il possédoit parfaitement les ouvrages de saint Augustin dont ilavoitfait une lecture assidue. Il avoit commencé un commentaire sur TEcriture Sainte tiré principalement des écrits de cet incomparable docteur de Téglise. » Il moiuiitle 26 juin 1681.
Nous ne savons s'il avait quelque lien de parenté avec le poète JACQUES AUBERT. Celui-ci était de Saint-Calais, comme le prieur de Bonne-Nouvelle : il vécut dans le même temps que lui, et mourut au Mans, au témoignage d'Ansart , dans les dernières années du XYII" siècle. Il devait être alors fort avancé en âge, car il avait étudié, au collège du Mans , sous Jean Portier de Nevers , et dans l'édition des tragédies latines de cet illustre professeur, le Mans, François Olivier, 1619, nous trouvons une ode latine qui lui est adressée par notre Jacques Aubert, ( Jaeobtis Aubert Charilephiensis. )
56 GREFIN ARFAGAKT.
Cette ode précède la tragédie qui a pour titre : Aihamaniis /uror. rolland CHEVÉ , du Mans , autre élève de Jean Portier , a fait , sur sa tragédie de Panthœgle^ une épigramme latine que nous lisons dans le même volume.
GREFIN ARFAGART.
Nous lisons dans La Croix du Maine : • GREFIN ARFAGART^ sieur de Courteilles en Normandie , et de Courteilles au Maine (qui sont deux seigneuries de mesuie nom, et séparées en divers lieux) , chevalier du Saint-Sepulchre , etc., etc. II a escrit le voyage quil a Cuit à Hiérusalem et au mont de Sinay, Tan de grâce 1555, auec frère Bonaduenture Brocbard , de i*ordre des frères Minei.rs de la prouince de France , du couvent de Bernay , etc. Ledit voyage n'est encores Imprimé. U se voit escrit à la main en plusieurs maisons du Maine et autres lieux. Ledit sieur de Courteilles a esté en voyage audit lieu de Hiérusalem par trois dinerses fois. La fille unique dudit chevalier est femme de M. de Juigné , au Maine , surnommé le Qerc. •
Dom Liron a lu un de ces manuscrits, dont Toriginal appartenait , nous apprend- il , à un intendant de Caen » du nom de Foucault. 11 en cite un passage.Nous y voyons que noire seigneur de Courteilles Ait aid<'* par frère Brochard dans la nklacliun du manuscrit qui contient Iliktoire de leur pèlerinage (1) : |>eut-ètre même faut-it
(1) Séngularitci hàuiaiqmet^ t. III , p. 455.
croire qu'il mit à profit, outre les conseils de frère Bonaventure , les notes recueillies par celui-ci pour sa Chronographie de la Syrie et des deux Arabies (1).
Tl est étonnant , fait observer Ansart , qu'Antoine le Courvaisier, qui avait acquis la terre de Courteilles des héritiers de Grefin Arfagart y n'ait fait aucune mention de ce voyageur. Nous le regrettons d'autant plus , que nous ne rencontrons pas ailleurs que dans La Croix du Maine et dans Dom Liron le moindre détail sur Grefin Arfagart. Est-il même certain que le Maine ait été le lieu de sa naissance? Nous ne pouvons le garantir.
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