‹ Histoire littéraire du Maine (volume 3)Chapitre 40 sur 52 · FRANÇOIS ORY · texte numérisé non relu

FRANÇOIS ORY

savoisien et professeur en droit. Celui-ci , qui vraisemblablement avait Thumeur difficile , se trouvant offensé par quelques termes dont son interlocuteur avait Tait emploi , lui donna un irès-vigoureux soufflet ; « je crus alors , • c'est Ory qui nous fait ce pénible aveu , « voir briller mille feux et mille petites étoiles courir dans i*espace en plein midi. * Peu de temps après cette aventure , Monet ayant rencontré Mérille , lui dit en l'abordant : « Voici la main qui vous a vengé. •

François Ory mourut en 1657: il avait amassé plus de cent cinquante mille livres. Cette fortune fut dissipée par ses filles : Marie Ory , femme de Jacques de Belle chevalier du Saint-Office, et Kadegondc Ory, femme de Jean Charpentier, écuycr, sieur deCrécy en Nivernais. Nous tenons ces détails de Gilles Ménage. Nous lui empruntons aussi l'observation suivante : « Au lieu de s'appeler en latin Ordericui, d'où a été fait Ory, il s'est appelé Osius dans ses Disponctions contre Mérille. Et j'apprends qu'il s'appela de ce nom par l'amour qu'il avoit pour l'antiquité, à cause de cet endroit de la loi II au Digeste , De Ori% gine Juris : « Appius Claudius R litteram invenit , • ut pro Falesiis falerii essent , et pro FusiU » Furii, » Et ce nom d'Osius lui plaisoit si fort , que , s'cntrctenant avec des étrangers, il se disoit de la famille du cardinal Osius (1). »

(1) Menagiana, t. iv, p. 90. — Ménage, H/s/, de Sablé, lom. ii. MS. de la Bibliothèque du Mans.

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