GODEFROID (G
G. GODEFROID, chanoine de Téglise du Mans, est eonoo comme auteur de quelquca vers français, cornpoeés en Tbooneur de Pierre Trooillart, et qui se trouvent en tète des Mémoirtt det comtes du Maim. Cétaii nù ami de Goslar. Dans le recueil des LUîret de Coslar» H 7 en a plusieurs è son adresse.
HONTÉAN (Cbables.)
Cbaslis MONTÉAN, inscrit au catalogue alphal>étique de dom de Geooes comme ayant eu le Haine pour lieu nata^est auteur d*un mémoire qui a pour litre: Droili dei chapUres généraux dei congrégaiions^ discates en deux leltres, Nancy, Nicolaï, 1739. Charles Montéan portait rbabît de saint Benoît.
PLUMARD (Louis-Joseph).
Locis-Jossra PLUMARD, sieur de Daogeul, né au Mans en 1712 , fut à la fois mettre en la chambre des comptes et mettre dliAtel de la maison du roi. Ces ti-
uxa-tMmrm plcsasd. llfi
IrasoDl pu lai faire honneur {teiMlant sa vie : pour illu^ Irer soa Dom , «près sa mort , il a laissé de bons livres.
Le premier en date n'est qu'une Iraduclioo. Doa Bernardo de Ulloa ayant publié, en 1710, un loi^ ménwira sur la décadence des manufactures espagnoles , Plo' mard de Dangeul jugea que la France pouvait profiler des sages eooaeils donnes k l'Espagne par )e gentilbomme de Séville, et traduisit son mémoire en français. Celle traduction fol remise au roi le S7 mars 47SI , comme nous l'apprend une note écrite sur la garde de l'exemplaire original [i] : elle fut publiée l'année snivanle sot» ce litre : RétabltstemeiU des ManufaOttna et du Commerce d'Espagne ; Amsterdam, 47S3 , In-IS. On remarque quelques différences entre le manuscrit et l'imprimé : en léle du manuscrit, se trouve une noiDeiH clalure assez étendue de tous les termes employés par les Espagnols pour désigner les choses qui apparlieonent à l'administra^on des finances ; la IraducliiHi imprimée n'est pas non plus tout à fait conforme i la traduction manuscrite.
Quelques années après, Plumard de Dangeul publia: Bemorquet sur les avantages et les désavantages de la France etdtla Grande-Bretagne, par rapport au com* meroe et aux autres sources de la puissance des étatt ; traduction de l'anglais du chevalier Jobn Nickolls ; Leyde , 1751 , in-S*. Est-ce-bien une seconde édition, comme le (lire le déclare? Nous croyons qne cette déclaration est fausse et que l'auteur a voulu , par cet innocent mensonge, détourner l'attention des surveillants de la presse , après avoir , au moyen d'un impression
ilioll.i<iiie Nationale, forula de Versailles, H' 7660 (*).
tl6 tOVIS-iOSBrH PLVMAID.
claDdes(inc, déjà soustrait son livre aux regards des oemeors officiels : le chevalier John Nickolls n*est luimèiDe qu*uo personnage imaginaire el l'original anglais une fiction , comme la reconnu M. Barbier , dans son excellent Dictionnaire des ouvrages anonymes el pseudonymes, — Mais pourquoi ces fraudes ? Toutes les Remarques de Plumard sur le gouvernemenl de la France» se résument dans cette phrase énergique : « En France , l'état religieux , la constitution militaire , les préjugés de la nation sur la noblesse , l'excessive iné* galité de la distribution des richesses , le luxe , la pauvreté, se réunissent pour arrêter la propagation de l'espèce des hommes (t). » L'étal religieux , parce qu'il condamne au célitiat cinq cent mille individus! des deux sexes; l'étal militaire , parce qu'il réduillemporairemenl cent cinquante mille hommes à la même condition ; la noblesse , qui appauvrit l'Btat de deux manié» res, en vivant à sa charge et en ne travaillant pas, parce qu'elle ne produit que des citoyens oisifs , c'est-à-dire inutiles ; le luxe , parce qu'en créant la gène au sein de l'aboodance, il diminue le nombre des mariages, ou les condamne à la stérilité ; la puvreté , parce qu'une famille nombreuse ne peut habiter l'étroite demeure da malheureux artisan. En l'année 1754, ces Remarques devaient passer pour séditieuses : un maître d'hôtel de la UMiison du roi ne pouvait les rendre publiques , sous sa propre responsabilité. On doit encore à Plumard de Dangeul: Examen de la conduite de fa Grande-Bretagne à regard de la Hollande , depuis la naissance de la Ré» publique ; Paris , 1756, io-S*. Cet ouvrage est men-
(1) Pair. IS.
IBAN GLAPIOlf. S17
lioDoé dans les tables de M. Quérard : nous n'avoua po le rencontrer.
GLAPION (Jean)-
Sander (4 ) et, après lui, Noël Paqaol, dans ses Mémoires pour servir à r Histoire LUtéraire des Pays-Bas (î), font naître Jban GLAPION dans la ville de Bruges. Noos connaissons trop lorigine de cette erreur : Glapion a passé presque toute sa vie hors de France , et , dans les affaires les plus importantes , il s'est montré si zélé serviteur des ennemis de son pays, qu'ils ont pu , sans hésitation , le compter au nombre de leurs concitoyens. Il était né à la Ferté-Bemard , au Maine , comme l'attestent tous les témoignages authentiques et avait fait profession de suivre la r^le de Saint François dans la maison des Cordeliers du Mans : ayant ensuite quitté cette maison , Il avait été terminer ses études en Sorbonne et conquérir les insignes du doctoral ; c'est alors qu'il s'était fait remarquer , comme prédicateur, par l'élégance et la facilité de son langage, et qu'il avait obtenu, dans son ordre, la charge de commissaire-général et de procureur en la cour de Rome , puis celle de provincial de la Gaule Belgique , province qui corn* prenait les Pays-Bas et le Duché de Bourgogne. Ces divers emplois l'ayant éloigné de Paris , il n'y rentra plus. Voilà l'histoire des premières années de sa vie«
(1) Fiandria Wuitraia,
(2) Tom. iT, pag. 40S.
S18 JIAH «LâPIOH.
Oa le vit biantAC paratlre sur un plus grand Ihéaire. Haximilieo , roi des Romains , avait exaspéré les Planoands eo les chargeant d'impâts. Ils se révoltèrent. Cet héritier présomptif de TEmpire , qui plaçait une trop grande ooD6ance dans l'autorité de son nom et dans la force de ses armées , voulut aller en personne châtier les rebelles, el, dans ce dessein, il se rendit à Bruges : mais il ne put aller plus loin; les habitants delà ville coururent aux armes , enveloppèrent Haximilien et le firent prisonnier. A la nouvelle de cet événement, lem* pereur Frédéric écrivit aux gens de Bruges une lettre pleine de colère , et le pape Innocent VIII fulmina Tanathème contre la cité rebelle : mais les foudres pontificales ne furent pas moins impuissantes que les menaces impériales ; les Flamands firent entendre qu'ils obtiendraient justice ou périraient sous les ruines de leurs totts embrasés. Il fallut avoir recours aux négociations, c'est-à-dire aux intrigues. Ce fut le provincial des Franciscains qui , par les ordres du cardinal Ximenès , dirigea les envoyés de TBmpire , et ses avis, qui furent écoulés , triomphèrent de tous les obstacles : après trois mois de conférences, Maximilien consentit i retirer ses troupes et fut mis en liberté (4).
Il devait à son libérateur un témoignage de sa reconnaissance. Glapion fut nommé sans délai confesseur ordinaire et premier aumônier du roi des Bomaius , et le suivit à Vienne : à ces titres il sut bientôt en joindre un autre, qui, pour n*ètre pas officieL ne valait pas moins ; Il devint le confident, le conseiller intime de l'héritier de TEmpire et de l'Empereur. C'est lui qui , suivant
(I) Ctaode Blondetu, Portraitt, GUpioa, ^(r. l-s.
JBAN HLAPION. 919
Blondeau «conduisit , en U92 , colle importante négo* cîalion qui amena la restitution de la Gerdagoe et du Roussillon à la couronne d*Espagne et l'invasion du royaume de Naples par Charles YIll : perte et accroissement de territoire qui furent pour la France des événements non moins désastreux. Le même historien reconnatt que Glapion ne demeura pas étranger aux intrigues qui eurent pour objet la confédération de 1 496 et pour résultat la ruine de la domination française dans le sud derualie. C'était donc un habile diplomate. Maximilien , <)ui n'était pas moins imprévoyant que téméraire, avait besoin d'un tel directeur. Si Glapion n'augmenta pas la puissance de l'empire d'Autriche , il ne la laissa pas , du moins , amoindrir : sous un prince tel que Maximilien , il ne pouvait faire plus.
Charles V ne le traita pas avec moins d'égards : mais n'écoutant guère les conseils d'autrui , et voulant, d'ailleurs , pratiquer une politique nouvelle , il se soucia moins d'employer Glapion que de récompenser dignement ses services. A la mort du cardinal de Ximenès , il lui donna l'évëché de Tolède. Glapion occupait ce glorieux emploi lorsqu'il fut atteint à Valladolid, dans une de ses visites épiscopales , d'un flux de sang qui l'emporta. Il mourut le 15 septembre 4622, suivant Paquet, ou le 22 septembre, suivant Blondeau.
Mais c'en est assez sur l'homme d'état ; il faut mahatenant parler de l'écrivain. Glapion a-t-il laissé quelques lettres d'affaires? Cela est vraisemblable; cependant nous n'en trouvons dans aucun recueil. Son principal ouvrage a pour titre : Le pass&^empi du pélerm de la vie humaine : il est inédit , mais le catalogue de M. Haënel nous Csît oonnattre qu'il eq existo deux ma-