‹ Histoire littéraire du Maine. Nouvelle édition. Tome secondChapitre 28 sur 32 · BRÉARD (ÉTIENNE · texte numérisé non relu

BRÉARD (ÉTIENNE

Au temps où les aaministrateurs suprêmes de nos affaires s'occupaient un peu moins qu'ils ne le font aujourd'hui des besoins bien nommés les besoins matériels, et beaucoup plus des besoins intellectuels du pays, un chancelier de France, l'illustre d’Aguesseau, apprit qu'un ouvrier du Mans venait de traduire en beaux vers latins le poëme de la Religion, de Louis Racine. N'était-ce pas un faux rapport ? Curieux de vérifier cette étrange nouvelle, d'Aguesseau s’empressa d'écrire au licutenant général du Mans, Samson de Lorchère. Quel était cet humble érudit? Comment cet habile homme se rencontrait-il parmi des gens dépourvus de toute éducation littéraire? Le lieutenant général fut lui-même fort embarrassé de répondre à ces questions. Cependant comme le chancelier lui mandait le nom de l’ouvrier poëte, il fit rechercher partout cet Etienne Bréarp dont il n'avait pas encore

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