So maist thou cliaunce niock out a beneOce. (Vers
Les publications faites au moment de la seconde visite à Londres comprennent le lietour de Colin, moitié ég-Iogue, moitié satire, écrit à l'occasion du premier voyage et dû, bien évidemment, au même observateur, âpre mais craintif. Colin a été mené, par le Berger de l'océan, à la cour de la Grande Bergère, Elisabeth : c'est un lieu de délices. Là, « point de querelles sanglantes, de lèpre, de hideuses famines » comme en Irlande. » L'esprit des poètes y est tenu en estime suprême ». Suit, sous des noms supposés, une liste des grands lettrés du temps qu'on a identifiés, un peu à l'aventure, voyant même dans .Vétion, Shakespeare, qui aurait alors mal payé de retour Spenser, en se moquant de ses Pleurs des Muses. A la Cour, les dames sont nobles et belles; on y admire Urania, sœur de Sidney, et Stella son amie, et trois jeunes beautés, honneur de la famille des Spencer avec un c. Mais alors, disent les bergers, pourquoi avoir quitté ce pays fortuné? Colin donne des explications confuses où l'on voit, toutefois, qu'il revient plus blessé et déçu qu'il ne dit. Bien que toutes les perfections soient concentrées ii la Cour, il s'y passe de vilaines choses; quoique les poètes y soient tenus en suprême honneur, « il ne s'y trouve pas de place pour un gentil esprit )) ; l'amour y règne, mais « gravé principalement sur les murs et les fenêtres' ».
Dans le même temps parurent les plus beaux vers lyriques de Spenser : ses sonnets, son épithalame, ses qua-