‹ Histoire littéraire du peuple anglaisChapitre 220 sur 290 · I. If one of niean alTairs · texte numérisé non relu

I. If one of niean alTairs

May plod it in a %Neek, wliy iiiay not I Glide thither in a day? (Cymbelint, lU-t.)

éblouissent et disparaissent : « La poudre et le feu s'embrassent, et il ne reste rien ^ » ; Antoine et Cléopâtre « hâve kissed away kingdoms » , ont mangé des royaumes en baisers, « C'est dangereux »? dit le bouillant Hotspur; « sans aucun doute! mais c'est dangereux aussi de s'enrhumer, de dormir, de boire. Sachez-le, monseigneur Sot,, sur cette ortie, le danger, nous cueillons, nous, cette fleur, la sécurité ». D'autres exemples offrent des pensées aussi claires, mais tellement condensées qu'on ne pourrait traduire sans développer, c'est-à-dire détruire l'effet et la poésie : une barque battue des tempêtes est menacée de « kiss her burial- ».

Parfois le choix d'un mot inattendu à cette place est, à lui seul, toute l'image et le résultat est saisissant. Lorsque Claudius boit, la trompette « brait ». Le soudard troublé par un rêve, s'éveille, « jure une prière ou deux » ^ et se rendort. L'objet le plus vulgaire inspire des rapprochements dont ne se fût pas avisé un poète moins observateur et moins attentif aux réalités ; les paroles d'un bègue sortent « comme le vin d'une bouteille au col étroit : trop à la fois ou pas du tout^ ».

Ajoutez que, poète né, Shakespeare voit naturellement

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