Every man oui of his humour
2. Et de la manière la plus caractérisée. Les personnages paraissent dans la pièce, annoncés par un vers comme celui-ci :
New, for my seul, another minion.
Every man ont of his humour, I-l.
3. Ex. (à propos des galants amoureux) : « I like such tempers well, as stand before their mistresses with fear and trembling, and before their inaker like impudent mountains »; mém ièce, III-3.
tent JonsoQ à part. Avant Molière, il installe un Tartufe chez un Orgon; il fait détailler par un Oronte un madrigal ridicule ^ il met en scène les Madelons, les Catbos et les précieuses de Londres'. La peinture, toutefois, n'est égayée d'aucun rayon de clair soleil; et tandis cjue les sujets rappellent ceux de Molière, la couleur est celle de toiles de Hogarth qui auraient noirci.
La parole de Jonson est éloquente ; il excelle aux promptes et ironiques reparties. Son usurier, traité de canaille par des clients ruinés, répond : « Pour ce qui est des titres, celui de coquin, celui de canaille, ou tout ce qu'il peut plaire à vos seigneuries d'imaginer, ne vous gênez pas, ce sont là choses transitoires, miennes aujourd'hui, vôtres demain 3 ». Des discours développés donnant, avec une Apre vigueur, des leçons morales qui ne s'oublieront pas aisément, abondent aussi dans ces pièces: telle Tapostrophe du vieux Knowell sur l'effet des exemples étalés aux yeux des enfants, dès le bas âge, sous le toit paternel : « Les premiers mots qu'on leur enseigne sont des plaisanteries licencieuses. — Il a dit catin; il a crié bâtard? Que je l'embrasse! a-t-il de l'esprit! Il sait jurer? c'est le chéri de papa; tiens voilà deux prunes... — C'est l'enfance, dit-on, il a encore sa robe ; aux premières culottes il oubliera tout cela. — Oui, croyez- le; quand le mal est déjà dans les moelles! Non, non, cette teinture pénètre plus avant que l'habit, ou la chemise, ou la peau; elle atteint les entrailles et salit le cœur* ».