‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototyoe de RabelaisChapitre 27 sur 228 · XXX • NOTICE · texte numérisé non relu

XXX • NOTICE

Omnes qui Scssiani facit pagare passantes ; Et si quis ter forte passaret in uno.

Ter pagare facit : quare spesse voltas eunti Esset opus Medicis intratam habere Lorenzi Hie senaper datii passegiat ante botegam...

Tifus Odaxius ou Tisi Odassi, né à Padoue, vers 4450, et mort vers la fin du quinzième siècle, composa un poëme satirique de sept cents vers environ, dans lequel il attaque avec verve, souvent avec cynisme, des Padouans soupçonnés de se livrer à la magie. Cet opuscule, intitulé la Macbaronea, est devenu extrêmement rare ; on en connaît plusieurs anciennes éditions, sans lieu ni date; trois sont décrites au Manuel du Libraire ^1. III, p. 549 ; d'autres ont été signalées par M. Tosi, qui les a examinées dans des bibliothèques de Milan et de Parme (voir le Macaronéana de M. Delepierre, p. 126-128). Divers bibliographes, confondant Odaxius avec d'autres auteurs, sont tombés en parlant de lui, dans des méprises que M. Brunet et M. Delepierre ont relevées, mais dont nous n'avons pas à nous occuper.

Le petit poëme d'Odaxius a été partiellement réimprimé en 1851 dans le Serapeum, journal bibliographique qui voit le jour à Leipzig ; il l'a été en entier dans le mémoire de M. Delepierre sur la poésie macaronique inséré parmi les travaux de la Pbilobiblon Society, et que nous avons déjà cité. Une courte citation fera juger le style d'Odaxius.

DE Cl'SINE SPICIARIO.

Est unus in Padua notus spéciale cusinus.

In macbaronea princeps bonus atque magister

Discaleis pedibus propter mangiare polentam

Per fangum et nives caminare atque pedester

Hic ubi de vino facient merchata vilani

iCuin San Hieronymo retinet signale botegam.

Non est in toto quisquam poltronior orbe

Sanguine fachinus perjurus atque bosarus.

De zucharo jurat fattos de melle syrupos,

De puteo toltam aquam jurat esse rosatam

Et quicquid vendit nihil est, mihi crédite, bonum.

Giovan Giorgio Alioni, né à Asti, est plus connu que ses prédécesseurs, grâce à la découverte récente de deux ou trois exemplaires de ses Opera jocunda metro mocharronico materno et gallico composita^ Asti, 1521, petit in-8«; une partie de ce trèsrare volume est en français, une autre partie en dialecte astesau ; le surplus est en style macaronique. Ces dernières compositions ont reparu à Asti en 1601 sous le titre d'Opéra piacevole di Giorgio Alioni, mais la plus grande portion du contenu du volume de 1521 a été retranchée,

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