SUR THEOPHILE FOLENGO. XXIX
Non appena tuas {^oltas vidiquc musinuui, Ballestram subitus discarigavit Amor, Discarigavit Amor talem, mihi crcde, verettam. Quod pro tc veluti peloga nigra brusor.
Le traducteur de 1606 a laissé de côté la Zanitonella, ainsi que trois épîtres et sept épigrammes de Folengo, insérées dans les diverses éditions de son poëme macaronique et qui n'offrent d'ailleurs rien de remarquable.
Indépendamment de ses productions imprimées, notre auteur avait composé plusieurs ouvrages demeurés inédits, entre autres un poëme latin en vers hexamètres, intitulé : Agiomachia, où il célèbre le courage des martyrs, et trois tragédies, la Cecilia^ la Cristina, la Catarina, qui furent mises en musique par un moine du Mont-Gassin, à la demande d'Antonio Golonna, successeur de Ferrante Gonzaga ; une comédie intitulées : la Pinta ou la Palermita, espèce de mystère in terze rime, dont le sujet est la création du monde, la chute d'Adam, la rédemption, et qui fut représentée dans une ancienne église, aujourd'hui détruite, nommée Pinta. On lui attribue aussi un poëme sur la passion de Jésus-Ghrist, un traité de métaphysique contre Platon, un Orlando inamorato rifatto, un recueil d'épitres et deux productions macaroniques [Il libro dellu gatta et les Gratticcie, satires); mais l'existence de tous ces écrits n'est pas bien démontrée, et, en tous cas, ils paraissent aujourd'hui perdus.
^ 0. la poésie macaronique chez les divers peuples de l'europe.
Notre notice sur Folengo et sur la poésie macaronique serait incomplète si nous ne placions ici un aperçu rapide des principaux écrivains qui se sont exercés en ce genre.
Les plus anciens de tous appartiennent à l'Italie et remontent au quinzième siècle.
Signalons d'abord Bassano, né à Mantoue, et sur le compte duquel on ne sait rien, si ce n'est qu'il était mort en 1448. On ne connaît qu'un seul exemplaire de son livre ; c'est celui de la bibliothèque Trivulzio, à Milan ; il a été l'objet d'une notice sortie de la plume d'un libraire milanais fort instruit, M. Tosi, et il a pour titre, Collectanee Je cose facetissime e piene di riso ; la premfcre de ces cose est une macherona nova composée par Bassano, elle est adressée ad niagni/îcus dominas Gasparus Vescontus ; voici comment elle commence :
Unam volo tibi, Caspar, contarc Dovellam Que te forte magno facict plsare do risu. Quidam Vercellis stat a la porta Hoiigliano