‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototyoe de RabelaisChapitre 38 sur 228 · SUR THEOPHILE FOLENGO. XLI · texte numérisé non relu

SUR THEOPHILE FOLENGO. XLI

plus qu'il ne s'en trouve dans le texte habituel de Molière; il a fait connaître cette heureuse découverte, dans un article publié dans la Revue des Deux Mondes (l^r juillet 1846), et il a cru devoir retrancher un passage ; mais M. Delepierre, Macaronéana, p. 271-283, a reproduit la pièce en son entier d'après l'exemplaire du Musée britannique.

Des passages en latin macaronique se trouvent dans les Epistolœ obscurorum virorum, généralement attribuées à Ulrich do Hutten, pamphlet qui fut aussi terrible pour les théologiens scolastiques du commencement du seizième siècle que les Provinciales furent funestes aux Jésuites *.

Mentionnons la principale production macaronique qu'a produite l'Allemagne :

Floia cortum versicale de Flois, swartibus illis deiriculis, qusB Minschos (ere omnes, mannos, Weibras^ jungfras, etc., behuppere et spitzibus suis snafUis steckere et bitere soient, autore Griphaldo Knickkanackio ex Flolandia, 1598, et souvent réimprimée*. Une édition de 1823, in-l2, 56 pages, est accompagnée d'un commentarius perpetuus in quo, ut in omnibus hujusmodi commentariis, auctoribus grsecis vel latinis additis, fieri solet, dif/iciliora, ad exercendum lectoris sagacitatem, haud explicata reperiuntur.

On peut citer de petits écrits en vers sur les amusements des étudiants {de Lusliludinà studentica), sur les mérites du fromage {de Casei laudibus), etc.

Ces plaisanteries germaniques un peu lourdes, trop prolongées et incompréhensibles pour les personnes qui ne connaissent pas la langue allemande, ont été réimprimées dans divers recueils, tels que lesFacetise facetiarum, les Nugse vénales, YArs bibendi et VArs Jocandi, dus à Obsopaeus et à Delius, etc.

Voici du reste deux échantillons de ce genre d'écrits ; le premier passage est emprunté à la Floia.

Angla floosque canam, qui wassunt pulvore swarto, Ex watroque simul stoitenti, et blaside dicko, Multipedes deiri, qui pogsunt huppere longe Non aliter, quainsi floglos natura dedisset, Illis sunt equidem, sunt inquam, corpora k!6ina...

1 Nous n'avons pas ici à nous occuper de cette production remarquable ; nous renverrons ceux qui seraient curieux de l'apprécier aux notices de MM. Du Hourc (Analeeta biblion, t. I, p. 287-312) et de Reiffenberg [Dictionnaire de la Conversation). Deux revues anglaises lui ont consacré de bons articles. (Voir le lietrospeclive Review, t. V, p. îiU-70, et {'Edinburgh Review, mars 1831. ">

« M. Delepierre en a transcrit quelques passades (p. 315-319). Consulter aussi Genthe, p. 323.

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