‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototyoe de RabelaisChapitre 37 sur 228 · XL NOTICE · texte numérisé non relu

XL NOTICE

comprend que la désignation de Reims, ville dont le cardinal de Lorraine était archevêque, est une plaisanterie.)

Le premier de ces opuscules a été réimprimé dans les A/ewjoires de littérature de Sallengre, et à la suite de quelques éditions des Epistolss obscurorum virorum (Londres, 1702 et 1742);

Le second, dans les Mémoires de Condé, torn. VI, p. 116, et M. Delepierre, pages 284-291, en a cité d'assez longs passages.

Genthe, page 156, s'est borné à en donner le titre, et il n'a pas su quel était l'auteur.

Nodier signale VEpistoIa Passavanti comme se réduisant à un petit nombre de pages dont se compose ce que nous appelons maintenant un pamphlet ; mais c'est le diamant des pamphlets, et le seizième siècle ne nous a pas laissé un ouvrage plus amusant à lire.

La Harenga au cardinal de Lorraine se fait remarquer par la facilité du vers, qui court sans fatigue, avec rapidité, et qui, bien mieux que l'alexandrin, répond à ce que demande le style macaronique :

Domine illustrissime Atque reverendissime, Qui transis in peritia Et occulta scientia Masïls magnos sapicntes Qui sont inter omnes génies, Totus ordo dcvotorum Quotquot sunt privdicatorum Nos hue ad vos legaverunt Et humiliter miserunt Ad vestrani Revereatiam :

Et quamvis bene sciamus Quod jam scitis quod pctimus Vobis placebit attamen Audire usque ad amen, Quod habcmus totaliter Ad deducencfum breviter.

Quelques autres opuscules en style macaronique, composés par des auteurs français, ont trop peu d'importance pour être cités ailleurs que dans une monographie spéciale ; nous ne pouvons toutefois passer sous silence Molière, qui a produit une excellente macaronée à base française, en écrivant la scène du Malade imaginaire. Un savant plein de goût, M. Charles Magnin, a exhumé d'une édition de cette comédie, datée de Rouen, 24 mars 1673, et qui était restée ignorée, cent cinquante vers * macaroniques de

* Ces vers ont été reproduits dans la traduction italienne de Molière, par Nie. de Castelli, Leipzig, 1697, 4 vol.in-12; mais, de même que le livret imprimé à Rouen, cette version n'avait été connue d'aucun des éditeurs de notre immortel auteur comique.

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