SUR THEOPHILE FOLENGO. XXXI
Le savant auteur du Manuel du Libraire a publié an 1836 une édition des œuvres françaises d'Alioni, en y joignant une notice très-intéressanle de 51 pages. Ce volume, imprime'' avec beaucoup de soin, n'a été tiré qu'à 110 exemplaires •.
M. Delepierre, dans son Macaronéana, a donné, pages 76-85, une analyse rapide de la comédie, des farsas, des frotulas et caufinncs en dialecte astesan ; il revient, p. 129-132, sur les particularités bibliographiques qui concernent Alione, et il transcrit, p. 244-250, un échantillon considérable des vers macaroniques de cet écrivain. Nous nous bornerons à en donner un spécimen d'une dimension peu redoutable.
Duos Lombardes etiani vidisse recordor Hic ad tabeniam ; volentes edere saltim Par ovum cuilibet sic, et passare caminiuu Accidit Ht unus primiim ovum cuin scapella^set, lllum trovavit coeyzum cum polastrino ; Et cuiii voi'ai't't faniulum pro facere ^reusani, Aller sa.craoior dixit illi : Tace bri?noiie ; Sorbe, crcde mibi, spagia travondere cito ; Hospes '^i iuteodet nobis dédisse polastros, Per cerl'.nii fnciet cuilibet pagare tregrossos.
Guarinus Capella composa un petit poème in Calabrinum Gogamagogse regem cowposita, multum deîectabilis ad legendum, imprimé à Rimini en 1526, petit in-S», 28 feuillets ^ ; ni Genthe •ni M. Delepierre n'ont fait connaître par quelque citation ce livre fort rare, dont le titre seul a sans doute passé sous leurs yeux.
Barthélémy Bolla vivait vers le milieu du seizième siècle, il se qualifie lui-même de vir ad risum natus et à'alterus Coccaius .-on connaît de lui deux productions fort rares l'une et l'autre; Nova novorum novissima, sive poewata stylo macaronico conscripta, qusB faciunt crepare îectoref> et saltare capras ob nimium risum^ 1604, inséré en 1670 à la suite du poème d'Arena ad suos compagnones, dont nous aurons bientôt l'occasion de parler ^ : Thésaurus proverbiorum itaJo-bergawascorum rarissimorum et ga-
1 L'exemplaire dont s'est servi M. J.-Ch. Brunet avait été acquis dans une vente publique de Londres au prix de dix-sept livres sterling, cinq shellings. Depuis, un second exemplaire, plus complet, s'est montré à la vente de M. Libri, faite en 184" u» 444,; il a été adjugé au prix de dix-sept cent cinquante francs, pour compte, assure-t-on, du grand-duc de Lucques. Ces deux exemplaires et celui qui a figure dans les cabinets de deux célèbres bibliopliiles du siècle dernier (Gaignat et le duc de la Vallière) paraissent les seuls dont l'existence soit aujourd'hui connue.
2 Un exemplaire se trouvait à la vente Nodier en 1844 ; il a été payé ■'oixantc et un francs. Un autre s'est rencontré dans un recueil qui a figuré à «vente Rcnouard en 1854 (n" 2331).
3 M. Delepierre, p. 2G0, transcrit une quaraataiue de vers de Bolla.