‹ Histoire maccaronique de Merlin Coccaie, prototype de RabelaisChapitre 30 sur 238 · XXXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXXIV NOTICE

Namque ista \ivendo diu cum conjuge primo Mille malas pasquas nabuerucî; mille malannoSj Parîibus inque suis protiaverunt mortis afannos, ' Non tamen absque viro patientur ducere vitam,

Nam siDO compagno possunt dormirp negottam, Atquo vidiiali nequeunt lequiescert' locto ; Quin iiiio peccafjm sir soi» vivere i redunt ; HiDc ab eis conjux est piimus apena sepultus, Quod pensant alium sibi retrovare maritiim : Sic eteuiai regina illis Pazzia romandat.

Nous transcrirons quelques vers empruntés a Meno Beguoso, dont les Rasonamcnti, canti, canzon, sonagiti et smerdagale, forment un recueil imprimé en 1773, composé de deux parties, et presque impossible à se procurer.

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0 qu;B montagnain colitis, milii pluriina, musa; Carmina forte precor, date, grandem namque batagsiam Inter homos cupio cantare in carminé sbrajans. Ipsc ei'go sorzorum, rauellarumque criorem Kxponam, ad lai'gum dixit quem Nona caminum, Hinc crior istc sconieuzat ; nam sorzus fuit unus, Qui gattam fagiens fermas gambettat ad undas, Ut sibi lympha sitim cavet ; imas illa buellas Brusarat ; fermis testam cazzavit in undis.

^Occupons-nous maintenant des écrivains français qui se sont exercés dans le genre macaronique.

Le plus remarquable est Antonius de Arena. On a dit et imprimé qu'il s'appelait du Sablon ; c'est une erreur fondée sur l'opinion ou l'on était qu'il avait latinisé son nom, à l'exemple des littérateurs qui, à cette époque, masquaient et défiguraient leur nom par une traduction latine. On avait pensé qu'il fallait reconnaître du SabJon sous In mot Arena, tout comme on reconnaissait Du ChCno Sdus l'écorco de Quercetanus.

Celte méprise ligurf dans la réimpression faite à Avignon des pûëmes de cet auteur, dont les dictionnaires biographiques ont à î'envi travesti le nom. Il est appelé Sabhn dans Moréri, et du Sable dans le Dictionnaire de (>haudôn et Delandine. La Diograpbîo, universelle, renchérissant sur ces erreurs, prétend que sa famille était, dès le treizième siècle, connue sous le nom de la Sable. Un historien provençal, exact et presque contemporain du poète qui nous occupe, Honoré Bouclie, dit expressément, dans »ia Chorographie de Provence, qu'il se nommait Antoine de .\rena ; son père, Nicolas d'Arena, jurisconsulte habile, était venu de Naples à la suite du roi René.

Les jpièces de vers composées par Arena peuvent se diviser e«

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