‹ Histoire maritime de FranceChapitre 19 sur 19 · III. SI · texte numérisé non relu

III. SI

NOTES

baitcr poor cambaltre : que l'armée Imuhi^p n'était pa? ?i forte tufcllr paraissait el qu'ils savaieut de buuue pari qu ou avâil de obU^c de preudic iilusiuurs cor* «aires de Saint-Malo pour la rendre plus Douibreuse. Toutes ces raisons , jointes ans iooQovéniimte qu'il y avait à craindre, et la Menséanceiia'nii nepMvait pins sanvcr en prenant le parti de la retraite, les firml rirrivf r <;tir i'r<: ai:!rr fin M f!e Ctwiti lu- Recaull qui revirn aussitôt pour se rallier au reste de l'armée ei semeUreeniigiK, 1m vaiâseaux a un càbie el demi les uns des autres.

L'armée francaîM était composée de niuuKe^eiil navires 4»ligM, deprit Hù jusqu'à 48 pièces de canon , séparés en trois divisions ; les autres vaisseaux , d'une moindre grosseur, au nooibre do huit , ayant eu ordre de se t<pnjr <mius te vent , avec les dix-liuit brûlots et les 0û(cs , corvctles et autres bitiœenU de charge et d'avis. M. le comte de Tounrille, vice-tmiral de France, général» montait le SoîêiURoyal^ de 104 pièces de canon et de neuf cents hommes d'équipage , et était au corps dO bstaillt! au milieu de M. le marquis de La Porte et do M. le chevalier de Coëtlogon, ses nialetots, montant ie Tonnant cl ie Saini-Fhiiippe, de 80 canons ctiacun. 11 portait pavillon de vice-amiral blanc. M. le marquis d'Arafreville, commandant /« Jfa^i^iie,etll. le marquis de Ncsmond^ le Souverain, tous draxdeMomôna, lui servaient de contre-amiral cl de chef d'c-n !rc. M. le comte de Château- Rcnaull, moule sur le Danphri-lt »; ,i , lui pièces de canon el de sept cents hommes d tquipagc, commandait ccjuur 1 avaul-garde, parce que l'armée avail été olili|{ée de revirer tant fure it oontrennarelie : il portait pavillon de vtc»>aminl Uen; ton conlre-anural el ton chef d'escadre étaient M. le marquis de Villelte et le marquis de Langeron, montant le V'/nquérant et ia Couronne, de 7C et df 72 canons. M. le comte deliKclingu^, chef d'escadre, montait te PUr^ de 78 canons et était le premier vaisseau de la tète.

M. le comte d'Estrécs, vice^tmiral de France, fai^^aitrarrièfe'ganle, pour les raisons rnpporti es ci-deisii'5 et nr iilnit Gr md, de 80 canons ; son pavillon était bleu et blanc; il avait pmir conlrc-amirat cl pour chef d'escadre M. Gabaret et M. le cuinuandeur du Flacuurt monlanl l'Intrépide et U Triomphant^ de 80 canons ; M. PnnatUer, chef d'escadre , biwtt la terra-file do rarnéeel nontaft ii IWrillf , de 78 pièces.

L'armée ennemie , moins nombreuse à la vérité , mais aussi forte par la grosseur des vaisseaux, eUti cumfwsée do soixante navires de 400 jusqu'à 60 pièces de canon sons trtris pavillons. Les Hollandais, an nombre de vingUdeux , avaient l'avant-garde cOMMndée par Everizen, amiral dos Ëlats de flollande. Herbert, général, était au corps de bataille portant le yacht ou pavillon royal d'An.î^leif'rre au grand màl; son vaisseau paraissait de plus de 100 pièces de canon ; ses maiciuts, le vice-amiral el le cootro-amiral rouge étalent à peu près de même grandeur, et l'arriira-garde, oà il n'y avait qu'on vice-amiral et un contre-amiral bleu dont nous n'avons pas «Ml» M loiMau, n'élail guère moins forte qnt les de« |fo-

mières divisions.

U. du luurville ayant fait ^gnai aux brûlots de se préparer, envoya on petit lÉliaMnl pour foner quelques vnisteanx qui reliaient un peu trop de l'niw

rière, et les obliger à se serrer de manière qu'il ne demeurât point de trop grands vides dans la ligne, le'i vents étaient an nord-nord-ei^t , a<^07. faibles; et, après avoir couru deux heures 1 amure à tribord, nous (ùmcs obliges de meUre en panne pour un pas députer les ennemis tl donner le moyen aux navint éteiinés dot» ■dira à Icufs postes.

I/arm^ ennemie étant veooe àla distance de trois portées de canon ou environ së sépara en deux corpa, no laissant dans te milieu qneics hriUitts ci quelques kalchos tl

ET PIECES JUSTIFICATIVES. m5

autres pelils bâlimento. Lei UotUQdais (urcereiil de voiles pour ^M.^ncr nolro lèlc, et Ucrbcrt, avec ie reste de l'armée, gouverna loogieiup» sur i arncre-gai ik.'. Ce luou* veoeat nom fitcroira qa1U étaieni foibIflB et qu'ils vonlaient faire lous Icars eflbrts wr la tète et sur la queue pour t&cber de rendre le corps de bataille inutile; mail quelque temps après, la tète de la division d Uerberl tint lo \ rn\ et s'clciHlil vers celle des HoUaudai:< pour lotms la ligne. Il était environ dix heures du matin quand les Aaglali oonneocèrent à tirer étant à peine à la portée d*vn eaoon de trenUvcix à tonte volée; nous ne répondîmes que quand ile eurent arrivé davantage et que nous commenriimes à a\ oir du monde do tué. Herbert, qui avait fait mine d eo vouloir à M. de FUcourt , sur le vaisseau duquel j'avais I honneur de servir, nous ayant dépassés, arriva avec ses deux matelots sur U Vigilant et l» Comte, de 40 et de 51 pièces de oanon «hacan, et après les avoir cmoudôs à la portée de «es C.T110DS de Irenle-six sans qu'ils puisent riposter, n'en ayant pas d'un assez grand calibre, il passa ju^<^u■à M. d'Amfrovine, pin^niit toujours lo veut avec les deux huniers et se laissa aller fort peu de temps après sur le Fougueux^ de GO pièces. Nous portions alors an venti loi et lui aurions InfailliMement gagné s'il n'eAt pas calmé; nais il y mit bientôt bon ordre et revira à force de €lialou|)es qui nageaient devant lui et qui le tirèrent de la ligne après avoir essuyé pendant «piatre beures le feu des vaisseaux nommes ci-dessus, à la grande portée des plus grosses pièces. Le viceamiral rouge qui était arrivé sur It Soleil- Royal , ayant combattu quelque temps et ue pouvant plus soutenir son feu, tint le vent et usa d'une ruse qui empêcha le corps- (ÎL' b:ilJil!tMÎo. f;ap;ner le vent aux Hollandais. Il fil mettre le feu à sou brûlot entre lui et M. de Toorville et obligea par ce moyen la division d'arriver un peu pour l'éviter. Le contre^amiral rouge, qui s'était trouvé d'abord par notre travers, se taissa culer et alla tomber sur U Bourbon^ qui nous servait da matelot, et sur le Duc, cl après avoir canonné cinq heures ou environ, il imita son chef de division et revira. Il n'y avait plus que deux ou trois vai>--oanx du wjrps de balallle des ennemis qui liusseot eitcure et que nous fîmes pla-r biculùi après, à 1 exemple de ramirsl d'Anglelerra qui (nyait avee ses deux huniers ei sa misaioa et trait eba« loupes qui le remorquaient.

Une faite si prompte ébranla les Ilollamlai'i qui comballaient dppiiin cinq heures contre notre avant-garde à la bonne portée de canon et en quelques endroits même de sa ligne à celle du mousquet. Plusieurs de leurs vaissesus étaient maltcailés at M. de Chiteau-Rcnault ayant lait forcer de voiles à cinq ou six navires de ea léte, ils étaient <ur le point d'èlro enveloppes de toute part et accablés sans ressources. M. du TourviUe, serrant le vent de tout son possible et faisant na^er devant lui pour lâcher de les couper, ils revirèrent et se trouvèrent eu calme a la portée de oanoa do eerps de bstsiUaqui fit un si farieux feu sur eux qu'il en démftta huit ou dix de leur grand mût, de leur misaine et de leurs huniers, et entre autres le viceamiral, M- le maripiis de Nesmond, en fit roîirlnMin de UH pièces de canon et qui, de de trois cent ciuquuuie hommes d'équipage, eri avait encore à peine cent en état do se défendte; tout le reste était désemparé et paraissait si en désordre qu'il n'y avait pas à douter que tout était perdu, s'il y eût eu du vent; mais les navires gouver* Datent à peine et les Hollandais ayant mouillé toutes voiles dehors sans ôtrc aperçus, se soutinrent contre la marée gai commeofail à être forte et qui nous éloigna d'eux Insensiblement.

L'arrière-gsrde fut la dernière à plier. VAgrécMe, commandé par M. de La Molte^ienotjHIé , f? F!''<:rm\^ ]iarM. Chabert, et le Modéré par M !e rhevalier Desaugcrj', ayant cto ouverts do plusieurs coups de canou à I cau furent obliges d arriver pour se mettre à la baode, el M. htnnetier, dieC d'escadre, «yant toute

NOTES

sa poufte emporico d'une bombe, cioquanle hommes de tués et trente hors de combat, se vit conlrainl d en faire autant. Un accidont pareil ayant affaibli la ligne, M. le comte d'i-strees la lit serrer et soutint peiidaut six iicures le feu du vice-amiral bleu, el M. Oabaret eelai da contre-amiral el de ses nalelots; après quoi sept oq huit de Icur:i vaisseaux étant désemparés, un démâte de tous mais et quelques autres de IcuPa huiliers, il? prirent la fuite et se servirent de lejirs rîi.ilmipe? pour se soulcnir. Un |icu de vent rendait la victoire complète el les ennemis ne jiouvaient s'empêcher de perdre quiose navires an rooias qoi ensseol été pris , brûlés ou coulés à fond; mais le calme dura toute ta duîI el nnus fûmes obligés de flcmenrcr à l'aueie pour laisser le temps à l'arrière -garde, qui était exlrémomonl cl li^'iioe do rallier. Cela leur donna une mai ee d'avance el a été la cause que nous n'avons pu Un joindre le* jours suivauls que nous leur avons conlinueilemeul donné chasse. On ne sait poiul le ooBibfe des morts el des blessés des ennenis ; mais à en juger par le vaisseau qui a «lé pris el par le mauvais état de plusieurs autres navires, il n'y a pas à douter qu'il ne soit fort grand. Us ont été obligés de ini ttrc le feu à dix de leurs vaisseaux elde les brûler à noire vue, ne pouvant les conserver; de sorte qu'on fieut compter qu'ils ODl perdu quinze gros naviiee lani brMée que eoulÀ bas. Il est à remarquer quele combal ne s'est donné qu'après avoir poursuiviies ennemis cin f join s entiers, les avoir cm trainls d'appareiller deux ou Iroia Cois el de fuir des eodrotls où ils étaient moudJcs.

Nous n'avons perdu que cinq cents hommes au plus, entre lesquels il y a eu trois «nseignes de tués, deux eapilaines, quatre lieutenants et deux eoseigoes de blessés.

Aucun de nos vaisseaux n'a été démûlé. Il y en a cu qiielqQéS-BDS des ph» vieux qui ont fait de 1 eau et sept ou huit de 'ié^ u'rèés.

Un succès aussi considérable qu'il a pia u Dieu d'accorder aux armes de Sa Majesté et qui fait asses eonnaltre la justice de sa cause, détrompera désormais de l'erreur où l'on avait été jusqu'à présent que la France était incapable de résister par mer à l'une des puissances que nous venons de combattre, puisque non senlemcnl nous les avions été chercher après leur union, mais encore vaincu et fait fuir, ' malKfê l*avaniat;e du veol et le voistoage de leurs oOlea.

Ce serait ici le lieu dê parler de la prudence de H* le comte de Tourville, de la valeur et de la bonne conduite desautre-i olVif-iers généraux el de tous les capitaines qui l'ont secondé; mais il soflira de du e qu on n'avait jamais vu une armée en si bon ordre et que tout le monde y a combattu avec le zèle et l'ardeur qoi sont ducs an service d'un vêwA grand prince que le nfitrot Fait à bord do Moment,

Casticnt.

(CnaiiiiiN ut Sifui» intpMteiir |4mAmI ttatriM» )

&ISS»iwlhltCSS.

BtClT TEADOIT DB L'ANGLAIS *»

L'inoAOBneiiT ov comtb et ToaaiiioToil

AfK u FMm >uv(âiit| tort u tkt aiAor.

L'coftai^ent des deux flulles aux ordres du comte de Torrinstoa (l'amiral Herbcrl) cl do M. de Tonrville, avant eu lieu mius le c^ip Heaehy (Hcveziers), dans le Su.s!>cx, le lOjuiu 16'J0, plu.-ii tirs jours avant l'arrivéedell. KUIcfpuwsàFlyaMHlIb, je suis naturcllenent amené a en donner ici le récit.

ET PIECES JUSTIMCATIVES. 517

Le comte deTorrington (tant aveo sa floUe à Satate'Hélèae, reçut avecaneexUôœe •arpriie de W^nmtk l'aivii que les Fonçais enlnieDl ûu» la Manche. Il élail si loin tic se doaler, d'apite ses informalions aaténeares, de Taiïprocho de reDoeni,

qu'il n'avait en ce moment aucun bâtiment en observation à l'oaest. Cet avis lui ayaDt été iX)nrirmé de plusieurs autres points de la côte, il jugea qu'il était plus que temp§ de réuair tous les bâtiments à sa portée, anglais et hollandais, et de les disposer ie nien poesiUe à la défense, il mil ensoito àln voile, leSi ti poinl dn Jovr, pir un vent d'est-nortî- est, et se dirigea au sud-est sur les Français qui avaient élé aperçus, la veille derrière l ilo de Wight, par les mouches envoyées à la dcrouvcrle. Le lendemain la flotte anglaise, renforcée par le vaisseau à trois ponts le Uon et plusieurs Mlimenls de goene hollandais , arriva par on vent de nord-est en m de l'ennemi.

Le lendemain à quatre heures et demie du matin, l'amiral arriva en dépendant sar la flotte française qui était à trois lieues à peu près. Les Français embarquèrent plusieurs habitants de la côte ; et, après les avoir punis d'exagérer notre force, il le» «envoyèrent avec mm Mire pour rtadral. Getio lettre n'a-t-on dit, était de sir Wîk Ham Jeoniogs. qni eonimaodaitiinUtiflient de guerre anglais pendant la révolution et servait maintenant comme capitaine en troisième sous les ordres de M. de Tourville: il osait promettre le pardon à tons les ca||taines qui embrasseraient la cause du roi Jacques.

On second renfort de sept blllmenis kotlaadais arriva sons les ordres de fanirai

Everlzen et d'un autre oITlcier générât. Les deux flottes continuèrent à s'observer jusqu'au 40, le comte de Torrington ne voulant pas engager le combat avant la jonction des l>&timenls qu'il attendait de l'Est ; mais il reçut de sa cour l'ordre po* silif de combattre malgré la force bien snpérienre dO renmmi. Les Flrançais comptaient soixante et dix voiles eoQlre dnqnante, et leurs bâtiments étaient génératament plu" fîr^nds que nfMres

Âu point du jour le signal de se mettre en ligue fut donné k la flotte anglaise, et ^e se porta sur les Français qui étaient sous voile le cap au nord.

A boit beores da matin, 10 signal de combat fut donné an moment ob les Français brassant leurs voiles d'avant ?or !e mât (hcad sails to ihe mast) mirent en panne. Environ une îieure après rc^ctilre iioilandaise, f|in foi rnajt l'avant-garde, attaqua une partie du i avanl-gardu française, et une demi-heure après 1 escadre Ueoe reoeontra leur arrièn»garde. Mais It pins grande partie de l'escadre nmge se trouvant au centre, se pot prendre part au combat qu'à environ dis benrea : eUn se trouvait alors à une grande di<hnce de l ennemi et séparée des Hollandais.

On remarqua qu'à mesure que nos t>âlimenls laissaient arriver sur les Français, ib larguaient aussi, quoique probablement ce ne lût que pour serrer leurs lignes ; etensoile plodeors de leurs biltimento se firent remorquer par leurs embarcations Jusqu'à ce qn'ils fussent hors de portée, de telle sorte qu'on espérait que l'avantage nous resterait. Mais nous ne fûmes pas longtemps à nous aperc€voir que les Hollandais avaient beaucoup souffert, lis se trouvaient doublés au veut et entourés par les vaisscan français qu'ils avalent laissés sur leur avant lorsqu'ils commencèrent le combat.

Aussitôt que l'amiral s'apprçnt de leur détresse, il leur envoya l'ordre de se porter vers on mouillage ; et, prohlaot du courant, car il faisait alors calme, il vint jeter l'ancre an milieu de ces vaisseaux et de rcnnemi. Mais il ne jugea pas prodent de recommencer le combat avec tant de désavantage; il imiareilta à neuf beures et

se relira à l'est avec la mai ce.

Le i" juillet au soir, il réunit un conseil de guerre où il fut résolu de sauver la flotte par la retraite, et de détruire les bltimeata désemparés, s'ils étaient poursuivis

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par l'ennemi , plutôt de risquer an aulre eogagemeul en cherehant à tes proléger.

Les Français donneront chn^^^p en li?ne de bataille; s'il»? eus?enl laisse à leurs l)âttmen(s la liberté de faire cliacun de sod mieux» les nôtres et parlicuUeremeiit ceux qui étaient désemparés, auraient été beaucoup plas maltraités. Nos b&limenls anDl diaeu de mi propiM rauotirea, mm il cit d'imiie m pareil eei, et ayant eu la précanlinn, n'>gligéc par les Français, de monillrr dt? manière à profiter ie plus possible des marées, les dépassèrent de Ircs luni. ils nous poursuivirent oependaut jusqu à la baie de Rye. Un de aos vaisseaux oucamé i Annc , do 70 ca« ■Ms, qui tviii perde ee» aile, Ait éfàMié prèe de Wlacheleee; là deat blIiOMelf français ayant ch^ché à le brûkr, le dtplltioe leur épergnt «elie peiee es l'inoN» diant lui-même.

La plus grande partie de ia flotte française resta en croisière devant Bourne et fiemsey. dam le Svceex, taDdb qu'environ qeetone de eee UUneots allèrenl iseeil*

ter près de terre et tentèrent de détru i re m vaîaieu liollnKlaie d'environ 5i canons,

qui se trouvait i sec à marée basse dans la baie de Pemsey ; mais son eommandaoi le défendit si bien contre les attaques renonvetées par loà Français à çbaque reAux, qn'ile rebandonnèfent, el le vaisseau, remis à flot, f al beeroosement ramené en BoHendB. Tioie autres viisfeeox de cette nation qui éliieni deboués sur la môme côle n'eurent pas le môme bonh'Mjr ; leurs équipa{!;c5 n'ayant pu sulTirc à les défendre les incendièrent Ainsi, en comptant les trois vaisseaux délruils par les fmaftis dans le combat, U liullande perdit six vaisseaux dans cet engagement.

htiS la floue fraofsise se dirigensor ses piopietedles ; oeieelle fulapers«ele98k tongeant le cap fierry, un peu à l'est de Darmoutb, et le vent ayant refusé, elle entra dans la baie de Torhay Elle n'y resta pas longtemps, car on la découvrit, le 29, près de Plymoutb où toutes les dispositions furent prises pour la bien recevoir. Le 5 aoAl on le vit eeeore sous le cap Bam tu sombre de solianle à ioixenlo«lrdix voiles, fatsani mtte à Tesl pour ne plas reparaître dans le Manche de toute l'année.

N (ri' fl tio relira ver? h Trimise. L'amiral on descendant à terre remit ie commandement eu cbef à sir John Asbby, après avoir ordonné au capitaine Monck, du Phénix, d'aller mouiller avec quatre entres veisseeux et quatre brûlots au deU du détroit du Aene Ai miUm (middle gioonde); d'enlever tootee lee bovées «I de se retirer en faisant des signaux si l'ennemi se montmit.

La retraite des Fraiirai-^ dissipa bientôt toute inquielude, et l'on ne s'occupa plus que de mettre la Hotte a même de reprendre la mer. Cette malheureuse atlAire ayant été l'objet de divers npporle et co^feelorse, el lee Hollendeis se plaignent beaucoup du domnage qu'ils avtiiBiit souffert, plusieurs personnes de qualité furent envoyées à Sbeerness pour la soumettre à une enquête solennelle. Après avoir été détenu dans la Tour de Londres pendant plusieuri mois, le comte de Torriogloo tut cntin jugé et acquitté à l'nnenifltilé par une eenr aeiliele rtonie à Sbeemees le 10 dé* eembre. et présidée par sir Ralpb Delawal. qui avait commandé, comme vice-amiral, l'escadre bleue dans le combat. Si jc ne me trompe fort, c'e<l li première fois qu'un amiral ang^ a été appelé à rendre compte do sa conduite de cette manière. •

(•) On eeit qu'en iénéral, dnne l'iJiMqie, «idont le mb deMutnai enx prairies. Dans le Canada el eu quelques entres peyt, cette dëeominaUoa s'appiiqne eusi à osriaines forêts.

<f ) Voir une partie des ouvrages piécédemnent cilés pour ce qui est relelif an Canada; les cartons Canada , les dossiers des frèlie le Hoyne , le oenoseril de d'Uemeêonrt, eux Ankimt de ta mariM*

ET PIÈCES jrSTÎFir.ATïVF.S.

(8) Il serait trop long de citer toas Ica ouvrages cl Uocumeotâ géocraox dont VOQS nom loinmes servi poar écrim l'hiiloire de la mariae , des villeB mafitines et des colonies fraofaises «me le lègoe de Louis XIV. Noas en nommerons pourtant

ici quelques-uns.

Les fiisloire* de Louis XIV OU de son règne, par de Oumry, de La Uodc, Uebûulet, Limiers, teliis^ûu; ics Mémoires pour servir à i insimre de Louis XIV, par de Visé; YBisMn dê LouêH» la GtwkdpnrtH mMaHUs^ recoeillie par Ifeneslrier ; les Œuvras de Louis XIV, accompagnées de notes , par Groavelle et Grimoard, 1806, 2 voL in-8o; les Mélanges de. Clairambardt ; toQS les mémoires du temps, entre autres ceux de Sainl-Simoa que nous n avoas eu garde toutefois d'accepter sans cootriUe.

Quand il s'est agi de dooner Télat des côtes, des ports et des places maritimes de France sous Louis XIV, nous avnns consullé, entre autres (iocument?, k? Cartons des ports aux Archives de la marine ; {'Extrait des Mémoires dressés par les Intcndanti du royaume, de 4690 à 4700, publié par Boolaîavilliers, Londres , 47§7 ; Dictionnaire universel de la Frmc» ancienne et modem» ^ VUris , 172C ; Dio tionnaire géographique , historique et politique de la France , par Expilly, I\ir i3, 4764; Description de l'univers, par Aiiaio - Mannesson - Maiiel , ; les Carte» de Nicolas Sanson et de Sanson le fils ; Cartes de Nolin (Paris, 4693) portant des tignes poor indiquer les places fortes, les gonvemenients de places, ports de mer, etc., le tout dans le carton 21, section de géographie de la Bibliothèque nationale ; et les histoires particulièred des provinces ei des villes maritimes dont il « est question.

Four ce qui est relatif aux colonies et ans navigations, nons avons génératooent

eilé nos autorités en lien convenable.

C'est surtout pour l'époquf» dp Louis XIV que la riolip collection des Mannscritn Colbert^ de la Bibliothèque nationale . nous a été précieuse , quelquefois à i egatl des Arehio»» d» ta tnarin», La Bibllolbeque de l'Arsenal possède , de son o0l6 , de tiôs-enrieoz mannscrila snr oetio égwpp, partienli^renient av la guerre d'iibaido.

VIN DSS NOTES IT PIÈCES JUSTIFICATIVES DU TOliS TaOtSiÈMt.

UeST. - Tjpoinf Ut St A. VAaiGAULT et Cm.

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