RELATION
M oa QOi S BST rA»6É AU COMBAT ooNNà i>AR L AnuÉB NAVALS DO noi ,
ceasAHDin »Àk a. lb coan ot Toomvuu, '
Vire-AminJ i« France,
COKTBB LÏ3 FLuri>:ià D ANCLbTbRni^ ET DE HOLLANDE, Enire n!« it Wiflilcl le cap F«rl«j.
■ Le 40 juillet, à la pointe du jour, les ennemis qui fuyaient devant l'armée navale de Sa Majesté depais le 3 , parurent à la voile venant vent arrière sur elle.
Ils se présentèrent en bataille en assez bon ordre ; l'escadre de Hollande qui avait l'avant p:arr(e vint attaquer la division du romte de Château-Renault, qui faisait i avantogarde de i armée du roi ce jour-là. L'escadre bleue d'Angleterre s'eten> dit sur la division commandée par M. le comte d'Estrëes, et l'escadre rouge se trouva par le travers du oorpe de bauille de l'armée do roi (oH était le roule de Toorvtlle), avec celle difTcrence qu'elle s'approcha moins que les deux aiitrr> cl que sir Herbert qui commaiiilail k'S flottes cniieaiies et qui ?e liouvail sur celle oscadro ne se présenta jauiais que devant les plus petits vaisseaux, ayant évité le Magnifique, «omuandé par M. le marquis d'AmTreviHe, qui fit tout ce qu'il pot pour le faire combattre.
Les Hn) landais combattirent contre !'e«cadre du comte de Cbâteau-Rcnault avec beaucoup de fermeté et de valeur; quelques-uns des leurs tombèrent ensuite par le travers du oorps de baïaîlte, et ils forent si maitrailés que sans te calme qui arriva toute leur division était perdue : un de leurs vaisseaux , nommé le Frislaud , de 68 canon?, se rendit, nn autre fut brAlé, un coule bas, deux de Ifnr^ l)rûlots perdus et trois autres vaisseaux qui étaient démâtes de tous mâts furent abandonnés et tirés de U ligne par leurs cbaloopes. ils eurent sept ou huit autres vai^ux démMca et désemparés; les Anglais de i'e»adre Ueue eurent anssi deni vaisseaux démAtés do tous mils
Le 40 au soir les ennemis ayant mouillé à cause du jusant qui les portait «ur l'aruiée du roi, elle fui obligée de mouiller aus^i pour ne pas s éloigner deu& et pour rerommencer le combat le lendemain.
ET PJÈC£S JUSTIPICATIVI^S. 513
Le < I , |p§ ct)n«'mis aynnl rippan'illi'*, rarméedn roi rail ù la voile apr^s eut, mais sans ics pouvoir joindre. 11$ firent sauter jnjir-la trais de leurs vnixseauT démâtés dans le premier combat, donl un vi«%-amiral de Uollaode, de 90 camm etdeux wm» tfe 70, «1 en eouUrmU quatre oufres à fond.
L'armée navale da roi n a souflert de perte daos ce eonlnl qui a duré tept heuret, que des manœuvres coupées et do quelques coup* de canon dans le» bots, à la réserve du vaiââeau le Terrible , commandé par M. Faaoetier, qoia on Mo arrière eoh portéparsMllonto.
Le 18, OD continua de les poursuivre , et le comte de Toorville ayant aperçu six vaisseaux hollandais démâtés qui rangeaient la cùtc sous le vent, détacha dix vaisseaux et quelques brulôts pour les poursuivre et s en n u ir-^ maître ou les brûler, et comme ils étaient dans i ause de Beveziers , hors d'eUl du (xiuvoir s'élever, on ne iloula polot qw 1» vaisaeatix du roi ne les Jofgaimeot.
Le 12 au soir les ennemis mouillèrent par le travers du cap Ferley, à cinq lieues du pays de Calais cl à Irenio de llle de Wicrht, où le combat a commencé, et ils ne parurent qu'au nombre de tronle-neuf a quarante vaisseaux , c'est-à-dire avec dix-huit ou dix^neuf de moiM qee ee qu'ils avaienl «n commencement du oomîitl.
L'armée du roi qui les poursuivait toujours qooiqu'avec vent contraire, fut obligée d'étaler les marées et do mon i lier comme eux r.cpcndani ils p;îrni«'^iient dans un si grand désordre dans leur fuite que pour peu que le vent devint bon à Pâmée do roi , il y avait lent liea d'espérer une cnliëre déHaite de leurs Oottes.
Le oovnier qui a porté la nouvelle de la viclnre que i'armée navale do fSi a remportée sur les flottes anglaise et hollandaise est arrive ici lo 12. El comme il r^! parti dans lo temps que M. le comte deTourvilIc poursuivait encore les ennemis, on n'a pu être bien informé du détail de celle action. Ou a su seulement que les eBnenis y avaieot perdu trms de leors virisseaox capitaoi, etqoHI y «i avatt treize ou (|nalorze autres démâtés de tous mâts, que M. de Toorville les poursuivait et que pour peu qne le vent, qui lui avait été contraire jusqu'alors lui devînt favorable, il y a tout lien de penser qu'il se sera rendu maître de la plupart de ces vaiflseaox démâtés. Ou a so aussi qoe les Bollandais s'étaient lrès*bicn baltos et qo'ils s'aient oomjiorlés en celle occasion en braves gens, mais que les Anglais n'en auraient pas igi de mène, et qu'ils ont donné lieu par leur (oite au gain de la bataille.
BBUnON 0B LA BATAILLE DE U HANCHE Mil u le muut IMS.
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M. de Cluilcau-Rcnaull liculenanl général commandant l'avaot-garde , ayant fait forcer de vuilci à luule son encadre dans la nuit du 9 au 10 de juillet, suivant les ordres do M. lo comte de Toorville, à dessein d'engager le combat, et s utaot liMVé à la pointe do Joor beaucoup plus près é» ennemie que de notre corps de bataille, acheva de déterminer les Anglais qui , voyant qu'il leur était presque loîv:-*<ib!c d'éviter de se battre et qu'à différer plus longlemp?. ils couraient risquo de perdre l'avantage du vent qu'ils avaient alors cl encouragés d ailleurs par les iiol' landais qui dirent hanlemeot , comme dous l'avons appris dans la suite , par les prisonniers faits an combat, qu'il était tiontcux à deux natimis qui avaient paiisé jusqu'alor:? pour les maîtresses de l'Océan, de fuir devant le? seule? forces fran- 9aUes à la vue de icors propres €«Ues , et avec tm les avantages qu ou peut sot-