SECOURS DUS AUX ASSOCIATIONS
ment bien méritoire et d'une haute bienfaisance, ne s'adressant qu'incidemment aux blessés.
Association allemande dite des Johannitcs ou chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Les Allemands eux-mêmes ont fait, à notre égard, acte de bienfaisance internationale, et les représentants à Metz de Tordre des chevaliers de Saint-Jean, M. le baron d'Ompteda ainsi que M. le comte de Beust, son secrétaire, méritent, de notre part, une mention de bon souvenir. Leur cœur a su s'élever au-dessus des graves dissentiments qui divisaient les deux nations voisines; nous ne leur en devons que plus de reconnaissance.
La Société britannique s'était installée à Metz avant celle des Johannites, et Ton avait pris l'habitude d'y recourir sans autre motif de préférence. Un jour, le jeune et bienveillant comte de Beust s'en plaignit fort obligeamment à moi, exprimant la crainte qu'on ne s'adressât pas à sa Société par sentiment national, par éloignement pour le nom Prussien. Je le rassurai, en lui faisant entendre que si la guerre divise les hommes, la bienfaisance les rapproche. J'eus soin, dès lors , de diriger vers les Johannites un certain nombre de bons apportés à mon visa pour la Société britannique. Voici pourtant ce qui arriva un jour. La distribution de la viande pour le dîner des malades n'avait pas été faite par l'administration prussienne à l'ambulance de Coislin. J'en ignore le motif. L'heure du repas approchait et les pauvres malades étaient en grand danger de se passer de bouillon et de viande. On court en toute hâte chez les Johannites, leur demander de réparer l'omission de leurs compatriotes ; mais ils s'excusent et répondent que si les ressources dont ils disposent
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leur permettent d'assurer un complément ou une amélioration de régime, ils ne sont point en mesure de fournir la subsistance à 4200 malades. On s'adresse ensuite à la Société britannique , et deux heures après les malades avaient leur repas accoutumé. Le mérite de la bonne volonté était égal de part et d'autre, mais les moyens d'action ne l'étaient pas.
Association françahe. Le comité central de cette société siégeant à Paris, ne put nous venir en aide à cause du blocus de Metz, d'abord, et ensuite à cause de l'investissement de la capitale. Mais sa délégation, à Bruxelles, nous fit un envoi considérable d'objets variés, aliments, médicaments, vêtements, literie, qui fut confié à l'administration et aux magasins de la Société britannique.
La 7« ambulance volontaire, dirigée par M. le docteur Desprès, venue de Thionville à Metz après la capitulation, n'y fonctionna point et pai*tit immédiatement pour la Suisse. Cependant, elle distribua à l'ambulance du Polygone tout ce qu'elle avait de bouillon conservé, du riz, du café, du laudanum, du sulfate de quinine, de la farine de graine de lin, des couvertures, et 20 kilos de sel *.
* Le comité central avait organisé dans les départements des comités auxiliaires. Voici, pour le département de la Moselle, Tindication de ces«comitcs et les noms de leurs présidents :
Metz MM. de Perceval.
Thionville — Gustave Gand.
Rumelange — Lamotte.
Sarreguemines
— (Comité de dames). . M"® veuve Schmidt.
Rohrbach M. Caron.
Forbach Le Maire.
Délégué du comité central pour le département de la Moselle (et autres du N. £.), M. Monnier.