SLCOUHS DUS AUX ASSOCIATIONS
Association néerlanâalse. Les Pays-Bas ont large ment aussi payé leur tribut de bienfaisance, en mettant à la disposition de nos ambulances un magasin bien pourvu. La Société ayant elle-même, sous la direction de son commissaire, l'excellent colonel Mascheck, ouvert deux ambulances à ses frais, les secours qu'elle apportait leur furent naturellement réservés.
Association britannique. L'opulente Angleterre ne se fit pas non plus longtemps attendre. C'est par millions qu'elle jeta ses bienfaits sur notre place. Tout ce que la sollicitude la plus tendre et la plus éclairée avait pu prévoir était réalisé, le nécessaire, l'utile, et même le superflu. Sous l'habile direction de son représentant, M. le capitaine Backenbury ', (de l'artillerie royale) , de vastes magasins s'emplissaient de produits incessamment renouvelés , vêtements, objets de couchage, vivres et boissons de qualités irréprochables. M. Ramsay-Bushnan % agent de l'association , dont malades et médecins ont eu tant à se louer, semblait se multiplier pour faire face à tout. Mais il reconnut bientôt qu'il fallait mettre un frein au gaspillage , qui menaçait de prendre de vastes proportions ; chacun, dans les ambulances, se croyait en droit de lui présenter des bons à acquitter, en faveur de certaines salles, de tels ou tels malades privilégiés. 11 n'accepta plus que des bons signés par moi; je ne les visais moi-même que sur la signature du médecin en chef de l'établissement. En même
* Cet officier fut, plus tard, remplacé par M. Thyler dont nous li*avons pas conservé un moins bon souvenir.
' Secondé par M. Hamilton , sujet britannique habitant Metz en qualité de professeur de langue anglaise.
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temps il supprimait, autant que possible, les intermédiaires entre le médecin et le malade, pour la répartition des dons de la Société; ces dons étaient directement déposés dans le cabinet du médecin en chef (qui en était souvent encombré) , non par défiance des comptables, ils étaient assurément à Tabri de tout soupçon , mais pour é\iter une fdière dans le trajet de laquelle bien des choses pouvaient s'égarer, en passant, par l'intermédiaire d'infirmiers, du comptable au médecin, de celui-ci aux malades.
M. Leiorrain, de l'Association belge, m'adressait de Sarrebruck, le 3 novembre, M. Andersen, de la Société anglaise, qui aiTivait à Metz avec des vivres, que nous fîmes ensemble distribuer à diverses ambulances.
Une dame anglaise , habitant momentanément Manheim, n'appartenant , je crois, à aucune Société internationale, et dont j'ai le vif regret d'avoh' oublié le nom, vint aussi mettre à ma disposition plusieurs caisses de vivres, couvertures et objets de vêtements pour nos blessés. Si ce livre tombe sous ses yeux, qu'elle sache, du moins, que sij'ai perdu la mémoire de son nom, je n'ai pas oublié ses bienfaits, et surtout la noble expression de ses sentiments élevés et sympathiques.
Deux dames anglo -américaines, bien connues dans le monde philanthropique, miss Sarah Burton et miss Cockburn Campbell , vinrent, peu de jours après notre désastre, nous annoncer le départ, des Etats- Unis, de navires frétés par une compagnie pour apporter des secours destinés surtout à la classe indigente des campagnes. Je ne cite en quelque sorte ces dames que pour mémoire, leur œuvre, évidem-