SO — 4 SE
Intensité moyenne supérieure à celle du mois dernier.
Année commune, l'égalité est presque complète entre les vents opposés de la zone nord-est et de la zone sud-ouest.
Nous remarquons, en 1870, de grandes variations qui accusent de même un grand trouble dans l'atmosphère. Les influences miasmatiques apportées des camps ou des ambulances extérieures se sont contre-balancées.
La pluie, moyennement représentée en septembre par QO^^fi, l'a été en 1870 par 119,1. La différence, 58,5, est considérable, et suffit pour caractériser un mois pluvieux. Neuf jours de pluie.
Les terres marneuses sur lesquelles campent les troupes sont détrempées ; les hommes, dans la plaine du Ban- Saint-Martin, de Devant-les-Ponts, du Polygone, sont httéralement plongés dans la boue. Les terrains sablonneux de Montigny à Vallières et Saint-Julien sont moins défoncés ; les hommes y sont moins mal.
Six jours de rosée.
Brouillards très-denses le 16 et le 20.
En résumé, mois humide, qui détermine et surtout prépare de nombreuses maladies.
CONSTITUTION ATMOSniKRlQrE. 1^5
Octobre. — La moyenne barométrique de ce mois étant 745™™,9, est représentée, en 4870, par 744,4; le minimum est descendu à 722,9, le maximum monté à 757,5, avec de brusques alternatives, notamment du 7 au 9 (différence, 20*^^,9),
Ces grandes différences de pression ne sont assurément pas des conditions favorables à la santé, surtout chez des hommes surmenés et affaiblis.
La température moyenne normale, pour ce mois, est de 9^,9 ; en 4870 elle n'a été que de 9*^,7, différence à peine appréciable. Le minimum a été de 4^,7, le maximum de 48o,3, avec d'assez fortes variations journalières. Ce mois annonce l'arrivée de l'hiver.
Nébulosité. Jusqu'au 7, ciel pur; depuis lors jusqu'à la fin du mois, presque toujours couvert.
Les vents se sont ainsi distribués :