‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 100 sur 208 · CHAPITRE rx. Hf · texte numérisé non relu

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rennemi de front. Il fur enjoint au général Miloradowich de se placer près de Larionowo, avec les 2^ et 7® corps, secondés des i^^ et a* de cavalerie : il avait ordre de ne point mettre obstacle au passage du corps de Davoust; mais après l'avoir laissé filer sur Rrassnoï , il devait se remettre sur la grande route, pour pousser vivement son arrière-garde , et venir appuyer la droite de l'attaque du prince Gallitzin. Le détachement du comte Ojarowski reçut ordre d'agir à gauche de la principale colonne , sur la distance de Krassnoï à Liady; celui du général Borosdin , qui avait remplacé le comte Orlof - Dé-I nissof, retiré pour cause de maladie, fut mis à\ la disposition de Miloradowich. '

L'empereur Napoléon, qui désirait se soutenir près de Rrassnoï, du moins jusqu'à l'arrivée du corps de Davoust, résolut d'accepter le combat, et disposa les troupes qu'il avait avec lui sur deux lignes, parallèlement, et en avant de la grande route, qu'elles couvraient, ayant leur droite appuyée à la ville de Krassnoï et la gauche au ravin de la Lossmina. Dans cette position , les ennemis faisaient face au village d'Ouwarowa , occupé par le régiment de Czernieow , de la 3^ division. Le 5 au matin , Napoléon fit attaquer ce village, dont la possession donnait au prince

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Gallitzin la facilité de déboucher au-delà de la Lossmina. Cette attaque fut exécutée avec assez de vivacité; mais le prince ayant fait renforcer le régiment de Czernigow par celui de Seleguinsk de la même division, les ennemis, arrêtés dans le village, écrasés en outre par les batteries que les Russes établirent en toute hâte sur les hauteurs à la droite de la Lossmina , et menacés d'ailleurs d'être coupés par la manœuvre d'une brigade de cuirassiers de la a® division, qui , après avoir passé le ruisseau au-dessus du village, faisait mine de le tourner, plièrent et furent expulsés entièrement des maisons situées à la gauche de la Lossmina, qu'ils avaient occupées momentanément. Cependant, malgré cet avantage, le prince Gallitzin, isolé, était trop \ faible pour s'engager sérieusement avec le gros jdes forces de Napoléon; il se borna à canonner ' les lignes ennemies , en attendant la coopération du général Miloradowich , qui devait appuyer sa i droite.

Pendant ce temps, le maréchal Davoust, qui s'était mis en marche dès le grand matin , s'avançait vers Krassnoï. Le général Miloradowich , se conformant à ses instructions, le laissa passer devant Larionowo , se contentant de le suivre en faisant canonner la queue de ses colonnes ; mais

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