‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 103 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

reste du corps de ce maréchal se trouvait encore entre Dobroïé et Krassnoï.

Afin de dégager ces troupes ,^es ennemis firent avancer de fortes colonnes contre celle de Rosen , dans l'intention de la contenir durant tout le temps nécessaire au corps de Davoust pour dépasser Dobroïé. Le général Rosen fit marcher à la rencontre de ces colonnes les régiments de la garde des chasseurs et de Finlande, qui les attaquèrent à la baïonnette et les culbutèrent. Les cuirassiers , qui faisaient partie de l'avantgarde russe poussèrent les fuyards sur Krassnoï. Ce succès donna les moyens au général Rosen de s'établir sur la grande route et de couper en deux le corps de Davoust, dont la partie demeurée en arrière se trouva dans une position d'autant plus critique , que pendant ce temps les troupes du prince Gallitzin avaient déjà emporté la ville de Krassnoï. Toute cette arrièregarde , pressée en tête et en queue par des forces supérieures, fut détruite; ce qui ne tomba pas entre les mains des Russes se dispersa dans les bois qui s'étendent vers le Dnieper. Dans cette journée les Russes enlevèrent aux ennemis deux ■ drapeaux , quarante-cinq pièces de canons, 6,229 / prisonniers , au nombre desquels deux généraux , / et une grande quantité de bagages, parmi les-j

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l quels l'on trouva le bâton de maréchal de Da- . ^1 voust , et une partie de la chancellerie de Napo- 1 léon.

Après l'affaire, les corps de la colonne du gé* néral Tormassof bivouaquèrent près de Dobroïé, et ceux du général Miloradowich et du prince Gallitzin, entre Ouwarowa et Krasnoï, parallèlement à la grande route de Smolensk. Le quartier-général du prince Routousof fut porté à Dobroïé; le comte Ostermann, avec son corps et le 4^ de cavalerie, s'était rendu de Robyzéwo à Tolstiki. Napoléon avec ses gardes, le corps du vice-roi et les débris de celui de Davoust, passa la nuit à Liady.

Pendant que ces choses se passaient dans les environs de Krassnoï, le général Platof, que nous avons laissé à la droite du Dnieper près de Smolensk , se préparait à occuper cette ville. Le 3, il s'empara du faubourg de Pétersbourg; mais il ne put encore rien entreprendre contre la ville, fortement occupée par les corps de Davoust et de Ney. Le premier en sortit dans la nuit du 3 au 4 ; ^ais le corps de Ney ne l'évacua que dans la nuit du 4 au 5. Les Français en se retirant firent sauter une partie des fortifications de la ville. Le 5, de grand matin, le général Platof entra dans Smolensk. Il y laissa le ao®

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