‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 107 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

L'armée russe séjourna à Debroïé et Krassnoï ; mais l'avant-garde du général Yerroolof , et les détachements du comte Ojarowski et du gêné-

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sur les traces des ennemis. Xe dernier poussant

jusque près de Doubrowna, recueillit encoF^L sept canons abandonnés. Les kosaques du comte Ojarowski enlevèrent aussi près Kosiany 600 prisonniers et quatre canons.

Plus de 26 mille prisonniers, dont sept généraux, et plus de 3oo officiers, plusieurs drapeaux et cent seize canons, sans compter les cent douze trouvés par le centenie r Nazkin , furent les trophées des avantages signalés que l'arnaée russe remporta dans les brillantes journées (^es 3,4? 5, 6 et 7 novembre. Les Français eurent en outre plus de to mille hommes tués, noyés dans le Dnieper , pu trouvés morts sur le champ de bataille d'inanition et de froid. La perte totale de l'armée russe n'excéda pas a mille hommes hors de combat. Cette bataille est un des plus beaux faits d'armes de notre siècle, si fertile en événements mémorables ; car la moitié de l'armée ennemie y fut détruite. Les manœuvres des Russes présentent une application exacte des vrais principes de l'art de la guerre. L'on reconnaîtra sans peine cette vérité, pour peu

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que Ton veuille faire attention que Farniée française, à sa sortie de Smolensk, présentait encore un total de 70 miHe hommes, tandis que l'armée russe, afifaiblie elle-même par les traînards et les malades que dans sa marche rapide elle avait été obligée de laisser en arrière y. n'en comptait pas en tout au-delà de 5o mille. Cependant, malgré cette infiériorité en nombre, les Russes , par tout où l'on combattit, se trou^ vèrent plus forts que leurs ennemis , parce que le prince Koutousof eut soin de ne les faire engager que contre des corps isolés de l'armée française.

Cependant l'on reprochera avec raison au maréchal russe de n'avoir pas laissé exécuter la disposition adoptée pour la journée du 5- A la vérité, les troupes ^e Napoléon rassemblées près de Krassnoi présentant encore une force numérique pour le moins égale à celle des troupes qui composaient les trois colonnes des généraux Miloradowich , prince GalUtzin, et Tormassof, il pouvait paraître dangereux de se pla* cer avec une partie de l'armée sur la ligne de retraite des ennemis : mais ce calcul n'aurait été juste que dans la supposition d'égalité morale entre les deux armées , tandis qu'au contraire les Français accablés par les souffrances physi-

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