‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 145 sur 208 · CHAPITRE X. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 3l

la Bérézina. Le 26,1e corps de Woïnof vint à Slonim. Le 27, Tavant-garde et la réserve mar* chèrent à Polonka , où l'on transféra le quartiergénéral. Le corps de Woïnof séjourna à Slonim. Le détachement deTschaplits se porta de Slonim àDworets. Le lendemain, l'amiral, avec l'avantgarde et la réserve , arriva à Stolowiczi. Le corps de Woïnof partit de Slonim et arriva à Gorki. Une nouvelle avant-garde, fournie par ce corps et composée de quatre bataillons , de quatre escadrons , de deux régiments kosaques et de dou^e pièces de canon, fut mise spus lies or^ dres du général-major comte Orourk, et poussa jusqu'à Dworets. Le général Tschaplits revint de Dworets à Slonim pour former Tarrière-garde de l'armée , et couvrir sa marche contre les entreprises des Autrichiens. Le colonel C^rqychef, avec son régiment de kosaques , reçut l'ordre de se porter rapidement par Nowogroudeck et Ra^ dochkowiczi vers Lepel, pour tâcher d'ouvrir une communication directe avec le comte Wittgenstein , et donner à ce dernier des renseignements positifs sur les mouvements de l'amiral.

Le 29, l'avant-garde du comte Orourk s^ porta à Nowogroucteck,etlecorps de Woïnof à Dworests. Le général Tschaplits demeura à Slonim. Le len-r demain le corps de Woïnof poussa jusqu'à Nowof

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groudeck, où il trouva encore son avant-garde , que la fatigue des chevaux avait obligée de sé-^ journer. Le général Tschaplits se porta à Stalowiczi. L'amiral , avec la réserve , vint à Snow. L'avant-garde du comte Lambert occupa Neswige.

La ville de Minsk , devenue le point de mire des opérations de l'amiral , renfermait un des grands dépôts de l'armée de Napoléon , et n'avait pour sa défense qu'un corps de 6 à 7 mille hommes environ , aux ordres du général Bronikowski , gouverneur de la ville. Ce général , trompé par de faux avis, ne sentit pas que la marche de l'amiral était un mouvement prononcé de l'armée russe. Il s'imagina , au contraire , que les troupes qui de Slonim se dirigeaient sur Neswige et Nowogroudecfc , n'étaient que des détachements de partisans lancés pour la petite guerre , et il crut pouvoir les arrêter en leur opposant un corps de 4 ^ ^ mille hommes tirés de sa garnison , qu'il plaça à Nowoï-Swergenn, sous les ordres du général Rossecki. Ce corps était trop faible pour s'opposer à la marche de l'amiral , mais il pouvait être renforcé par la division Dombrowski, postée comme nous l'avons dit à Sloutsk ; par le corps d'Oudinot qui , à cette époque, avait déjà atteint la route de Borissow

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à Orcha, près de Bobr, et même par la division Loison, qui, détachée du 1 1^ corps, venait d'arriver à Wilna. Pour empêcher la réunion de toutes ces forces, qui auraient composé ime armée presque égale en nombre à celle de l'amiral, il fallait se hâter de se porter sur Minsk.

Le 3 1, le comte Lambert quitta Neswige avec une partie de son avant-garde, et passant par Gorodeza , il suivit un chemin de traverse qui le conduisit à Golowtchina, situé à quatre werstes de Nowoï-Swergenn. Le général Woïnof vint à Koréliczi, et le comte Orourk poussa jusqu'à Tourets. L'amiral , avec la réserve , arriva à Neswige, où il fut joint par le détachement du général Liders venu de Pinsk, et composé d'un régiment d'infanterie et d'un de hulans.

Le i^"" novembre, à cinq heures du matin, le comte Lambert se remit en marche pour attaquer le général Kossecki, qui venait de s'affaiblir encore par deux détachements envoyés à Mir et ' sur la route de Neswige , pour observer la marche des Russes. Les ennemis, attaqués à l'improviste, furent défaits et rejetés au-delà du Niémen , sans avoir eu le temps d'en rompre le pont. Le détachement poussé sur la route de Neswige, fut coupé et détruit; celui qui se trouvait à Mir éprouva le même sort. Presse

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