‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 146 sur 208 · IJ · texte numérisé non relu

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d'un côté par le comte Orourk, et de l'autre par un détachement que le comte Lambert dirigea de Nowoï-Swergenn sur Mir, il se vit obligé de mettre bas les armes. La défaite de cette journée coûta à l'ennemi près de 800 prisonniers et un grand nombre de tués. La perte des Russes ne fut que de quarante-deux hommes. Le comte^ Lambert passa la nuit à Nowoï-Swergenn; le général Woïnof et le comte Orourk à Mir.

Le 2 novembre , le comte Lambert s'établit à Micouliczi , après avoir enlevé un poste ennemi qui occupait ce village. Le comte Orourk vint à Jaczenka sur le chemin de Roubégéwiczi. Le général Woïnof se porta à Stolbtsy. Le détachement du général Tschaplits envoyé de Neswige pour flanquer à droite la marche de l'armée, pénétra jusqu'à Pessoczna.

Le général Kossecki, qui s'était retiré à Koïdanow, se sentant avec raison hors d'état d'arrêter la marche des Russes , avait sollicité en vain du gouverneur de Minsk la permission de continuer sa retraite , pour se rallier à la division Dombrowski , qui était en marche sur Minsk. Le général Bronikowski , persistant dans son inconcevable aveuglement , s'opiniâtra à croire que ce n'était qu'un corps volant des Russes qui s'a-

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vançait sur Minsk , et il ordonna au général Kossecki de tenir ferme à Koïdanow.

Le 3, le comte Lambert , avec sa cavalerie et douze pièces d'artillerie à cheval , se porta sur ce bourg. Kossecki , attaqué par des forces supérieures, fut complètement défait. Ses colonnes, coupées et entourées par la cavalerie russe, furent obligées de mettre bas les armes. Deux ^ canons^ deux drapeaux et près de 3 mille prisonniers tombèrent entre nos mains. Les ennemis eurent près de mille hommes tués. Le général Kossecki n'arriva à Minsk qu'avec environ 5oo hommes. La perte des nôtres fut aussi insignifiante qu'à l'affaire de Nowoï-Swergenn, et ne s'éleva qu'à quarante-huit hommes hors de combat. La cavalerie du comte Lambert poussa le même jour jusqu'à Griczin. Le comte Orourk vint à Wolma, et le général Woinof à Roubégéwiczi. L'amiral avec la réserve se porta à Otséda près de Kolossow. Le général Tschaplits vint à Ouzda.

Le 4i le comte Lambert marcha sur Minsk.

Il ne restait au général Bronikowski pour la défense de cette ville que 2 mille hommes environ , même en y comprenant les débris du détachement de Kossecki. Le gouverneur comprit enfin qu'avec cette poignée de monde il ne pouvait

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défiendre une ville ouverte: il l'évaciia à l'approche des Russes, et se replia sur Borissow. Le

. même jour le comte Lambert occupa Minsk, où il trouva dans les hôpitaux 2 mille 3oo malades, et des magasins immenses de munitions de guerre et de bouche , que l'ennemi , dans sa consternation , ne songea ni à évacuer ni à détruire.

Le général Dombrowski, qui accourait de Sloutsk au secours de Bronikowski, se trouvait déjà à Smélo; mais ayant appris la perte de Minsk , il retourna sur ses pas et se dirigea vers Bérézino. Le général Woïnof vint à Wolma, et le comte Orourk à Rakow, d'où il poussa le colonel Paradowskoï avec un régiment de dragons et un de kosaques sur la route de Wilna à Minsk. L'amiral, avec la réserve, se posta à Koïdanow. Le général Tschaplits vint à Doudiczi. Le 5 , l'amiral aviec la réserve arriva à Minsk. Le général Woïnof se porta à Semkowa , et le comte Orourk à Gorodok. Le colonel Paradowskoï, posté à Radochkowiczi , recueillit près de a mille fuyards , qui, de Minsk, cherchaient à percer sur Wilna. Le général Tschaplits vint à Samokhwolowiczi.

Le général Ertel, qui devait réjoindre l'armée de l'amiral avec son corps fort de 1 2 mille hom-

• mes, se prévalant de quelques obscurités dans l'ordre qu'il avait reçu, demeura à Mozyr en

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