‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 149 sur 208 · CHAPITRE X. 32g · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. 32g

du général Pakosz; l'autre bataillon, et les quatre escadrons restants des hussards d'Alexandrie^ furent opposés à la colonne de droite des ennemis, qu'ils réussirent à contenir et à empêcher de déboucher dans la plaine. Celle du général Pakosz fut aussi renversée par le feu de l'artillerie russe , et les hussards d'Alexandrie la poursuivirent jusqu'à Jouchkéwiczi.

Après avoir ainsi assuré ses flancs, le comte Lambert ne s'occupa plus que de l'attaque des retranchements , où l'ennemi se maintenait avec constance, malgré la perte des deux redoutes qui appuyaient ses ailes. Les i3* et 38^ régiments, lancéscontre le centre des ouvrages, furent repoussés, et le comte Lambert lui-même fut blessé en cherchant à les rallier. Ce mauvais succès ne découragea pas les Russes. Le colonel Krassowskoï , reformant de nouveau en colonnes les régiments renversés, se jeta en avant et parvint enfin à enlever les ouvrages avec l'aide d'une batterie de douze pièces, établie dans la redoute de la gauche , qui mitraillait cruellement les défenseurs des retranchements. Les ennemis, mis en fuite, repassèrent la Bérézina, poursuivis par le i4^ de chasseurs, qui , après avoir tourné les retranchements, en passant par un ravin qui descend vers la rivière , s'élança sur le pont ^ mal-

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gré le feu d'une pièce de canon qui l'enfilait et qui fut enlevée par ce régiment. Les hussards d'Alexandrie et les dragons d'Arzamas , avec six pièces de canon , passèrent aussi le pont sur. les pas du l4^ et poursuivirent les ennemis à travers les rues de la ville. En vain le général Dombrowski essaya-t-il de tenir encoi^e au moulin en arrière, sur la route d'Oi*cha; les Russes forcèrent le passage, et l'obligèrent à fuir vers Lochnitsa avec les débris de sa division.

Le combat ne se termina que vers les cinq heures du soir, et fut d'autant plus glorieux pour les troupes du comte Lambert , que son infanterie était près de la moitié inférieure à celle des ennemis , que l'avantage d'être couverte par des retranchements ne garantit pas d'une entière défaite. Le comte Langeron qui , au bruit de la canonnade , avait hâté sa marche avec la réserve , ne put y arriver qu'à la nuit tombante , et ses troupes ne prirent aucune part au combat. Deux drapeaux, huit canons et plus de 2,5oo prisonniers tombèrent entre les mains du vainqueur. Les ennemis eurent en outre près de 2 mille hommes tués. La perte des Russes s'éleva à i,5oo hommes hors de combat , et fut sensible surtout par la blessure du comte Lambert , qui se trouva obligé de quitter k commandement. Dans la

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