‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 156 sur 208 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

berg. A cet effet, il se détermina à serrer de près le corps Reynier, afin de menacer les derrières des Autrichiens, ce qui indubitablement devait les ramener sur lui. L'événement ayant justifié son calcul, il continua à faire tête aux forces supérieures de l'ennemi , toutefois sans jamais se laisser entamer. Il réussit ainsi à ramener les Austro-Saxons sur Brzest , et à faire gagner à l'amiral le temps nécessaire pour s'établir sur la ligne de la Bérézina.

Le lecteur aura remarqué qu'en dernier résultat , le plan d'opérations tracé par le cabinet de Pétersbourg pour les armées secondaires , ne reçut point son entière exécution. Au lieu de la masse de 120 mille combattants, qui devait se trouver concentrée sur la Bérézina, les deux armées de l'amiral Tschichagof et du comte Wittgenstein, prises ensemble, ne présentaient pas un total de plus de 70 mille hommes sous les armes. D'ailleurs ces deux armées mêmes ne se trouvaient pas en liaison assez intime entre elles , et la marche que le comte Wittgenstein avait cru devoir faire pour se porter de Lépel sur Tschachniki , l'éloignait encore davantage du

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point important de Borissow, qui, situé sur la principale ligne de retraite de l'armée française , devait surtout fixer l'attention des généraux russes. La non-arrivée du corps de Ertell, et l'impossibilité où l'on se trouva de porter ceux de Wittgenstein et de Steingell à la force indiquée dans le projet , doivent être considérées comme les principaux obstacles à l'exécution complète du plan.

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