‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 157 sur 208 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Napoléon se replie sur Borissow. — Défaite de Tavantgarde de Tamiral Tschichagof. — Affaires d'Ousnask et de Batoury. — Napoléon à Borissow. — Les ennemis passent la Bérézina à Studenki. — Combat de Staroï-Borissow et capitulation de la division Partoimeaux. — Combat de Slakhow. — Combat de Studenki. — Retraite des ennemis sur Wilna; les Russes les poursuivent vivement. — Départ de l'empereur Napoléon. — Le maréchal prince Koutousof se rapproche de Tannée de l'amiral Tschichagof.

Lj'armée française , réunie le 8 novembre à / Orcha , se trouvait dans la position la plus cri- \' tique. L'empereur Napoléon n'avait pu éviter la ruine complète de ses débris, qu'en s'éloignant de la grande armée russe avec une précipitation qui acheva la désorganisation de ses corps. Il lui restait à peine 4^ mille combattants , avec lesquels il lui était désormais impossible de se maintenir sur la ligne du Dnieper contre les forces supérieures que le prince Koutousof allait diriger contre lui. La retraite n'était pas

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non plus facile à exécuter. L'amiral Tschichagof \ allait s'établir à Borissow, et intercepter les Communications avec Minsk. Le comte Wittgenstein, raffermi sur l'OuIa, barrait les routes d'Orcha à Wilna. Le combat de Smoliantsy avait prouvé à la fois et la force de la position occupée par le dernier, et la résolution où il était de la défendre à outrance. Dans l'état de détresse où se trouvait Napoléon, il lui importait surtout de ne pas être réduit à s'ouvrir un passage de vive force. Comme à cette époque Borissow n'était pas encore occupé par les Russes , l'empereur des Français se détermina à s'y porter, en forçant de marche pour tâcher d'y prévenir l'amiral Tschichagof, qu'il savait se diriger sur ce point. Quelque hasardeuse que parût encore cette chance , Napoléon devait d'autant moins balancer à la courir, que c'était l'unique voie de salut qui lui fut ouverte(i). D'ailleurs, il fout observer qu'il

(i) Depuis que ce chapitre a été imprimé en Russie, une brochure, pubUée par le général Jomini, m'a appris que je m'étais trompé sur le premier projet de Napoléon. Il avait l'intention de se jeter sur la route de Wi£éibsk pour accabler le comte Wittgenstein, et se rabattre ensuite sur Wilna. Mais les représentations faites par le général Jomini en présence de Murât , du vice-roi , et du prince de Neufchâtel, appuyées par le rapport du général du génie

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