CHAPITRE XI
lui était d'autant plus avantageux de prendre la direction de Minsk , que , s'il réussissait à percer sur cette ville , il se mettrait en communication directe avec les corps de Schwartzenberg et de Reynier, dont la réunion lui aurait de nouveau formé une armée de plus de loo mille combattants. Avec cette masse il aurait pu se replier lentement et avec sécurité jusque dans le duché de Varsovie pour y prendre des quartiers d'hiver, soit derrière la Vistule, soit même derrière le Boug , en vue des frontières de la Russie.
Résolu de se diriger vers la Bérézina, Napoléon fit ses dispositions pour couvrir, par des troupes moins délabrées^ les colonnes informes de sa grande armée. Le corps d'Oudinot, qui avait déjà atteint la grande route de Borissow à Bobr, fcrrdestine à former l'avant- garde pour balayer
leT passages. Celui de Victor, après avoir kissé passer les troupes du corps de bataille, eut l'ordre de former l'arrière-garde pour protéger sa marche
Dode , déterminèrent rcmpereur d(;s Français à préférer de tenter le passage par la route directe de Molodeschno , moins longue d'une marche que celle de Minsk, et traversant un pays plus abondant et beaucoup moins difficile. D'ailleurs, comme cette direction rapprochait aussi bien de l'armée de Schwartzenberg que la route de Minsk, les motifs allégués nous paraissent conchians.