‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 16 sur 208 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

fortifié, et dont la prise ne pouvait s'effectuer sans de grands sacrifices, que ses troupes, déjà inférieures en nombre, n'étaient pas en état de supporter. Le général russe résolut , au contraire, de marcher par sa droite, pour se mettre à portée de se faire joindra par la division Hammen, et pour se replacer dans une position centrale entre les corps d'Oudinot et de Macdonald. Le aS, à six heures du soir, le gros de son armée se mit en marche, et arriva le a4 à Wolyntsy. L'avantgarde, commandée par le général Helfreich, fut laissée à Bélaïa , et le détachement de cavalerie à Gamsélowo. Le a5, le corps de bataille vint à Rokhanowiczij l'avant-garde se porta à Wolyntsy, et le détachement de cavalerie le remplaça à Bélaïa ; les kosaques demeurèrent à Gamsélowo ; le général Balk, avec un nouveau détachement nommé avant -garde de droite? se posta à Pokaewtsy. Le a6 , le corps vint à Rasitsy , l'avantgarde de droite à Pridouïsk, l'avant-garde de gauche à Pokaewtsy , et le détachement de cavalerie à Wolyntsy; les kosaques rétrogradèrent jusqu'à Siwokhino ; le comte Wittgenstein envoya l'ordre au général Hammen de se réunir au corps avec l'infanterie de son détachement, et de ne laisser crevant Dunabourg que le major Bedrïaga avec quatre escadrons de hussards.

36 CAMPAGNE DE l8ia.

Le comte Wittgenstein , informé de la position étendue que le corps de Macdonald occupait depuis Dunabourg jusqu'à la mer, prit la résolution de passer lui-même la Duna , avec l'intention de battre la droite de ce corps, et de couper la retraite à la brigade Ricard qui se trouvait encore à Dunabourg. Les ordres furent donnés ( pour jeter des ponts à Drouja et Pokaewtsy : la : cavalerie légère du général Balk passa même la * Duna dans la journée du 28, et ses partis pénétrèrent jusqu'à Belmônt; mais la nouvelle que Ton reçut le même jour d'un mouvement offensif du maréchal Oudinot, de Polotsk vers la Drissa, ramena l'attention du comte Wittgenstein sur sa gauche, et l'engagea à renoncer à son projet d'expédition au-delà de la Duna, pour aller à la rencontre d'Oudinot, dont les opérations étaient, comme nous l'avons déjà dit, les plus importantes, puisqu'elles menaçaient les communications les plus intéressantes du corps russe.

'1 Ces opérations allaient même acquérir un nou- "^ veau degré d'importance par les grands renforts que le maréchal Oudinot devait recevoir. Napo-

léon apprenant la malheureuse issue de la bataille de Kliastitsy , avait dirigé sur-le-champ vers Polotsk le corps bavarois de Saint-Cyr , qui était en marche de Wilna sur Witebsk, et l'avait mis à la

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