‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 173 sur 208 · II. a · texte numérisé non relu

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fut obligé de se servir de ceux que l'amiral lui envoya dans la soirée. On les mit à l'eau sur-lechamp ; mais le tr^Lvail du pont fut fort retardé à cause des glaçons que charriait la rivière, qui de plus se trouvait encore encombrée par les débris des ponts de l'ennemi. Arrêté par ces obstacles , le comte Wittgenstein résolut du moins de faire agir des corps volants. Le général -major^Koutousof , arrivé à Lepel avec un détadjernentcle 3,3oo cTie vaux , et qui venait d'être mis à sa dispositioii , reçut ordre de marcher j^ar Dola^hitsy^ sur Wilna.TTé détachement du comte Orlof-Dénissof ayant aussi rejoint l'armée, le comte Witt^ genstein le renforça de trois régiments de kosaques, des hussards de Grodno , d'une compagnie d'artillerie à cheval, et d'un bataillon du 23® de chasseurs monté sur des chevaux de rjéquisition ^ et lui ordonna de passer la Bérézina au-dessus j de Rriczin , et de se diriger vers Kamenn et Za- ! mostié. Les générauit Platof et Yermolofséjour- \ nèrent à Stakhow.

Tout ce que nous venons de rapporter fait voir que le passage de la Bérézina, quoique glorieux pour les Français, fut chèrement payé par eux. Il leur coûta vingt-cinq pièces de canon, plus jie i6 mille prisonniers , et près de t2 mille tués, en y coniprenaut les hommes noyés dans

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la Bérézina. Les pertes étaient d^autant plus sensibles , qu'elles portaient principalement sur les corps de Victor et d'Oudinot , les seuls qui eussent encore conservé jusque-là quelque tenue militaire. Leur désorganisation compléta celle de toute l'armée. Les 5o mille hommes qui la composaieat encore ne marchaient plus par corps , mais par bandes informes qui ne reconnaissaient plus aucune loi de hiérarchie ni de discipline. Tous les efforts des officiers supérieur$ pour remettre quelque apparence d'ordre parmi cette multitude demeurèrent sans effet.

liC général Miloradowich qui , depuis Toloczin, suivait la grande route de Borissow, se trouvait trop arriéré pour prendre part aux affaires de la Bérézina. Le 1 5, il se porta à Kzroupka, et arriva à Borrissow le surlendemain. Cependant l'armée de Koutousof continuait, sa marche à gauche de la grande route. Le 1 5 , le prince vint k Rrougloïé; son, avant-garde, aux ordres du général Wassilczikoï, poussa jusqu'à Tsetsergin. Le 16, elle se porta à Oukhwaly, et l'armée à Whomzi. Le 1 7 , la dernière s'établit à Mikhéïwiczi, et le général Wassilczikof à Wychneïé- Gorodno. Le lendemain, l'armée séjourna ; mais l'avant-garde poussa jusqu'à Oukholodi sur la Bérézina.

388 CAMPAGIVE DE l8l2.

Le i8, le quartier-impérial de Napoléon fut porté à Pletchénitsa. Le général Tschaplits poursuivit son arrière-garde au-delà de Zembin, et lui enleva sept canons et près de 4oo prisonniers. L'armée du Danube séjourna à Brill. Le pont pour l'armée du comte Wittgenstein ne se trouva prêt que dans la soirée.

Le 1 9, le quartier de Napoléon fut transféré à Staïki. Le général Platof , réuni au général Tschaplits , poursuivit l'arrière-garde ennemie jusqu à Khotiniczi , et lui enleva cinq canons et plus de ; 5oo prisonniers. L'amiral avec son armée vint , à Zembin. Le comte Wittgenstein avec la sienne demeura encore à Studenki pour laisser écouler . les bagages de l'armée du Danube qui obstruaient le défilé de Zembin. Il se contenta de faire passer la Bérézina à une avant-garde commandée par le général Wlastof , et composée de cinq bataillons, de six escadrons et d'un régiment de kosaques , avec quatorze bouches à feu , en tout de 3,5oo hommes. Elle poussa jusqu'à Kamenn.

Le 20 , le général Tschaplits pénétra jusqu'à Starinki. L'arrière-garde , profitant du terrain trèsboisé , se défendit pied à pied. Cependant on lui enleva encore une pièce de canon et près de 400 prisonniers. L'armée de l'amiral vint à Pletchénitsa; celle du comte Wittgenstein atteignit

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