CHAPITRE VI. 3g
colonnes d'mËinterie et de cavalerie en avaitf; du village d'Ostroï-Konets, menaçant ainsi de tourner la gauche des Russes. Le général Dauvray leur opposa le général Kosaczkoffskoï , avec les régiments d'infanterie de Tenguinsk et d'Esthonie, et la i4^ compagnie de pièces de position. Le feu de cette artillerie produisit le plus grand effet. L'ennemi, déconcerté, Fiepassa la Swolna, et mit le feu au village d'Ostroï-Konets et^âlL-g ont f situé près de ce village. Le général Kosaczkoffskoï, après avoir occupé la rive droite de la rivière, détacha un bataillon de chacun des régiments de Tenguinsk et d'Esthonie , av^ec six canons , pour attaquer en flanc le château de Swolna : ces deux bataillons , soutenus d'une compagnie de grenadiers du régiment de Perm, l'emportèrent à la baïonnette, y firent loo prisonniers, et refoulèrent dans la rivière le restant de ceux qui défendaient ce poste. Dans le même temps^ le feu des batteries russes, élevées sur les hauteurs de Pojaritchi, forçait les ennemis à abandonner les bords de la Swolna , pour se mettre en retraite sur Wolyntsy. Nos tirailleurs, et notamment ceux des régiments de Perm et d'Esthonie , voulant profiter de ce mouvement rétrograde, passèrent le pont de Swolna et se mirent à la
4o CAMPAGNE DE l8l!2.
poursuite des fuyards. L'ennemi leur opposa quelques escadrons de cuirassiers qui les repoussèrent de nouveau au-delà de la rivière ; ces cuirassiers, emportés par leur ardeur, passèrent eux-mêmes la Swolna , mais ébranlés par le feu des batteries , ils ne purent résister à une charge vigoureuse de deux escadrons des hussards de Grodno , qui les renversèrent dans la rivière où ils éprouvèrent une perte notable. La nuit qui survint favorisa la retraite de l'ennemi. Cette affaire fit éprouver aux Français une perte de 1 ,5oo hommes , en y comprenant 3oo prisonniers.
. Les Russes , qui ne dépassèrent pas la Swolna , eurent près de 700 hommes hors de combat ; le quartier-général du comte Wittgenstein passa la
j nuit à Pojaritçhé.
Le 3i, l'avant- garde française se replia jusqu'au grand bois près de Wolyntsy. Les Russes demeurèrent stationnaires pendant cette journée
r et celle du lendemain, attendant l'arrivée du
i général Hammen , qui rejoignit le corps dans la
' soirée du i^.
Le maréchal Oudinot, apprenant que le général Saint -Cyr était déjà près de Polotsk, ne crut pas devoir accepter d'engagement général avant de s'être fait joindre par ce grandrenfort.
! £n conséquence , il prit la résolution de rétro-