CHAPITRE XI
fois «on génie militaire, qui, depuis Moscou, semblait sommeiller. Investi de tous côtés, Napoléon ne perd pas la tête : il trompe , par des démonstrations habiles , les généraux qui lui sont opposés, et glissant, pour ainsi dire , entre les armées qui s'apprêtent à fondre sur lui, il exécute son passage sur un point bien choisi, où tout Tavantage du terrain se trouve de son côté.
Le mauvais état des ponts dont il ne dépendait pas de lui d'améliorer la construction fut l'unique cause qui, en ralentissant l'opération, la rendit si périlleuse. Ainsi les grandes pertes que les Français éprouvèrent ne sauraient être attribuées à Napoléon, et ne ^oivent être mises que sur le compte des circonstances malheureuses où son armée se trouvait, et qu'il n'était plus en son pouvoir de maîtriser.
4o6 CAMPAGNE DE l8|2.