CHAPITRE Xll
L'amiral reçut alors l'ordre de ne pas dépasser | le Niémen avec le gros de ses forces ,. pour se trouver en mesure, selon les circonstances, ou de soutenir le comte Wittgenstein dans ses opé- l rations contre Màcdonald , ou de se porter contre le prince de Schwartzenberg, si ce dernier s'opiniâtrait à ne pas évacuer le territoire de la Russie. En conséquence l'amiral mit son armée en cantonnements. L'avant-garde du général Tschaplits s'étendit dans le duché de Varsovie entre le Niémen et la frontière de Prusse, depuis Pillwiski jusqu'à Seyny, Le corps de Woïnof fut placé à Stoklichki, et celui de Langeron à Pouni. Le quartier-général de l'amiral s'établit à Guesnô.
Le général Platôf avait reçu ordre de conti- J nuer à poursuivre les ennemis jusqu'à la Vis- ^i tule ; mais les chevaux des kosaques se trou- ' vaient aussi si harassés , que l'on fut contraint \ de lui permettre de rester à Kowno pour donner quelques jours de repos à ses troupes.
Les restes de la grande armée française continruèrent leur retraite par Pillwiski , Willkowiski, Wirballen , Stallupohnen et Gumbinnen , d'où ils se dispersèrent dans la Prusse. Le roi de Nai avec les débris de la garde se rendit à Kœnigsberg , où il fît venir de Dantzig la division Heudelet du^ 1 1*' corps. Les fuyards des autres corps^
4sia CAMPAGNE DE l8l2.
de la grande armée furent dirigés sur la Vistule, où on désigna pour leur rassemblement les points suivants : Elbing, pour ceux de la^c^aierie ; Marienbourg , à ceui du a® eit du 3* co rps ; Marienwenjer , à ceux du 4^ et du 9*; Thorn, pour le i^^ et le 8® ; Plock, pour ceux du 6®; et enfin Varsovie , pour ceux du 5®.
Le comte Wittgenstein, qui était demeuré pendant quelques jours à Czerwronnoï-Dwor , en repartit le 5 décembre , et se porta à Glintichki , se dirigeant sur Keïdany. Nous avons» vu qu'il lui avait d'abord été prescrit de se porter directement sur Gumbinnen ; mais le mauvais état des chemins le long du Niémen l'obligea à se relever vers le nord. Son armée venait d'être renforcée d'environ 7 mille hommes , qui formaient le détachement du baron Pahlen venu de Wltebsk, et celui du général Nowak ^^composé du a^ Trégiment de la marine , de deux cehortes de la milice de Nowgorod , de trois de celle de Pétersbourg et d'une compagnie d'artillerie. Ce dernier détachement organisé à Nowgorod , et mis sous les ordres de l'aide-de-camp général prince Wolkonskoï, avait été poussé à Beloï , dans les premiers jours de la retraite des Français, pour couvrir les provinces de Twer et de Pskow, contre les courses des ennemis. Le