CHAPITRE XII
L'amiral Tschichagof s'avançait en même temps vers le Niémen. Le 2 décembre , le général Tschaplits avec Finfanterie de son avant- garde sortit de Wilna et se porta à Troki. Le lende-
treusement soumis, et cédant à la voix de la miséricorde et de la commisération qui nous inspire , nous leur accordons très-gracieusement une amnistie générale et particulière , en condamnant tout le passé à un oubli étemel et à un silence profond, et en défendant de susciter à l'avenir aucune recherche sur ces affaires. Nous sommes ))ien persuadés d'ailleurs que ceux qui se sont détachés de nous seront touchés de la douceur de nos procédés à leur égard , et retourneront dans leurs foyers dans l'espace de deux mois, à dater d'aujourd'hui. Quant à ceux qui, refusant de profiter du pardon que nous leur accordons , resteront même après le terme annoncé au , service de nos ennemis, et , sans avoir égard à l'amnistie , persisteront dans leur endurcissement , la Russie ne les recevra plus dans son sein , et leurs biens seront confisqués.
Les prbonniers pris les armes à la main ne sont point exceptés de cette amnistie générale ; toutefois sans violer les V)is de l'équité , nous ne pourrions suivre à leur égard les impulsions de notre cœur, avant que leur captivité ne soit terminée parla cessation de la préseiite guerre. Au reste , ils jouiront aussi dans un temps convenable de ce pardon général accordé par nous à tous et à chacun. Notre vœu est que chacAin participe à la joie générale que la destruction et l'anéantissement complet des forces des ennemis de toutes les nations doit inspirer, et que chacun en rende grâces à Dieu
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main il poussa jusqu'à Ougeogost, et les corps de Woïnof et de Langeron le remplacèrent à Troki. Le quartier-général de l'amiral demeura encore à Wilna. Le 4, le général Tschaplits se rendit à Guesno , et le comte Orourk avec la cavalerie pénétra même dans le duché de Varsovie , et s'établit à Prenny. Le général Lanskoï avec son détachement poussa jusqu'à Pillwiski. Tous ces détachements recueillirent dans leur marche deux canons et plus de 3 mille prisonniers. Les corps de Woïnof et de Langeron se portèrent à Ougeogost , et le quartier-général de l'amiral fut porté à Troki. Le 5 , le général Tschaplits passa le Niémen et se rendit à Prenny. Le comte Orourk poussa jusqu'à Marianpol, et le général Lanskoï jusqu'à Willkowiski. Les corps de Woïnof et de Langeron arrivèrent à Guesno.
avec un cœur non contrit! Nous espérons d'ailleurs que ce pardon paternel, et qui nous a été suggéré uniquement par notre miséricorde , inspirera un repentir sincère aux délinquants , et montrera à tous les habitants des provinces cidessus désignées , qu'en qualité de peuples d'une origine et d'un langage communs avec les Russes, ils ne trouveront jamais et nulle part de plus grand bonheur et de plus grande sûreté qu'en faisant un même corps avec la puissante et généreuse Russie.
Wilna, le la décembre 1812.