‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 192 sur 208 · CHAPITRE XII. 4î · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII. 4î

et celle de Yorck devait venir à Roltiniany ; mais elle en fut srapéoj^ée p. '• le jér^éral Dibitsch. Ce dernier. s'était jeté entre les deux colonnes d'Yorck et de Massenbach , et avait occupé Koltîhiany avec son détachement qui n'était fort que de a mille hommes. Cette résolution de Dibitsch , de se placer avec sa poignée de monde entre deux corps ennemis très - supérieurs en nombre , peut paraître hasardée au premier coup d'œil ; mais il faut considérer qu'elle était calculée sur la supposition très-pro^ bable que les Prussiens, suivant à regret la cause de Napoléon, seraient charmés de saisir le premier prétexte qu'on leur offrirait pour se séparer des ennemis. Le général russe arrivé à Koltiniany se posta, faisant face à Kroze, et étendant autant que possible sa petite troupe, pour lui donner l'apparence de l'avant -garde d'un gros corps. Peu de temps après , Rleist parut avec la tête de la colonne de Yorck. Le général Dibitsch lui envoya un parlementaire pour l'informer qu'un corps russe s'était établi entre lui et Macdonald, et pour lui proposer une convention de neutralité. Kleist suspendit, son mouvement jusqu'à l'arrivée de Yorck, qui suivait immédiatement avec le gros de ses forces. Alors Dibitsch et Yorck eurent une en-

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trevue enlrfe les deux chaînes d avant-postes* Le général russe çxposa au prussien les raisons militaires qui devaient l'engager à se détacher de Macdonald, dont il se trouvait irrévocable- I ment coupé. Il appuya aussi sur les avantages que la Prusse retirerait d'une convention , dont le résultat serait poup elle la conservation d'un corps assez considérable, dans des circonstances qui devaient donner un autre cours à sa polij tique. Dans cette première conférence , l'on coni vint d'une suspension d'armes jusqu'au lende- \ main. Dans la soirée, le général Dibitsch se fit 1 encore renforcer par environ mille chevaux^ î qui formaient l'avant-garde du corps de Lewis , / arrivé dans le courant de la journée à Telch. Le comte Wittgenstein avec son armée vint à Czeïkichki.

Le 14? à huit heures du matin , le général Yorck

\ exécuta une reconnaissance sur Roltiniany. Il

I trouva tous les avant - postes russes fortement

I garnis. Sa position était d'autant plus embarras-

\ santé , que depuis la veille il n'avait aucune

I nouvelle de Macdonald. Il se détermina donc à

accéder à une convention, qui réservait à la co-

I lonne prussienne la faculté de marcher sans

/ combat jusqu'aux frontières, sous la condition

\ que si elle parvenait jusqu'au Niémen sans avoir

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