‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 52 sur 208 · CHAPITRE VIT. Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT. Il

Le 17 sep tembre y le colonel Czernichejfjjaidede-camp de l'Empereur, avait^apporté à l'amiral Tschichagof des ordres de Sa Majesté et du prince Koutousof, en vertu desquels l'amiral se trouv a revêtu du commandement en chef des deux armées réunies, dont il devait diriger les opérations d'après un nouveau plan qui lui fut | envoyé. Le général Tormassof fut rappelé à I la grande armée pour remplacer le prince Ba- j

gration.

Si, comme nous venons de le voir, les Russes dans la partie de gauche de leur vaste théâtre de guerre, ne purent encore réussir à remporter de grands avantages , ils parvinrent du moins à contenir les ennemis pendant l'époque critique qui précéda l'arrivée de l'armée du Danube. Le général Tormassof, qui n'avait d'abord pris l'offensive que dans la persuasion que l'ennemj lui était inférieur en nombre , mérite des louanges pour avoir changé de système après que la jonction de Schwartzenberg avec Reynier eut mis les chances en faveur des Austro- Saxons : assuré, comme il l'était, de recevoir sous peu de puissants renforts, la prudence lui dictait d'éviter de s'engager sérieusement avant leiu» arrivée. Le prince de Schwartzenberg, au contraire, aurait dû agir plus vigoureusement II. 8

Il4 CAMPAG3VE DE l8l2.

qu'il ne le fit. Il faut observer que le 3i juillet, jour de la bataille de Gorodeczna, le gros de l'armée du Danube se trouvait encore à Fokczany en Moldavie; par conséquent, la coopération de cette armée n'était point encore à appréhender pour les 4ustro-Saxons , qui , en poursuivant vivement la 3* armée , aiu*aient pu se flatter de lui faire éprouver de grandes perfes dans la longue retraite qu'elle eût été dans le cas d'effectuer par Loutsk , Doubno , Ostrog et Zaslaw sur Staroï-Konstantinow. Au reste, il est impossible de juger un général subordonné à une autorité supérieure , avec la même sévérité que le général en chef, qui n'agit que d'après ses propres lumières. Peut-être le prince de Schwartzenberg avait-il reçu l'ordre de ne point dépasser la ligne du Styr et de ne pas s'enfoncer trop avant dans la Wolhynie !

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