CHAPITRE Vlll. 1 ig
principalement sur celle de Smolensk, lui faisaient de la manière la plus active. .
Le premierjjui imagina de mettre en usajge cè^^^jejde^erre, dont l'exemple de TEspagne attestait l'utilité, fut le lieutenant-colonel Dawidof. Cet officier distingué avait jugé avec raison que dans un pays où les dispositions hostiles des habitants des campagnes envers l'ennemi ne pouvaient être révoquées en doute, les opérations des partisans devaient acquérir un degré d'importance réel. L'on était même çn droit d'en espérer de plus grands résultats qu'en Espagne, puisque, dans ce dernier pays, les Français avaient conservé des communications plus multipliées; tandis qu'en s'enfonçant en Russie, Napoléon n'avait pour toute ligne d'opérations, que la grande route de Smolensk à Moscou , dont l'interception devait dès lors entraîner des suites d'autant plus fâcheuses pour l'ennemi. D'ailleurs, si les guérillas, qui n'étaient composés que de paysans armés, avaient obtenu des succès , que ne devait-on pas attendre de partis formés de troupes réglées, ou de cette milice belliqueuse et infatigable que les rives du Don fournissent aux armées russes , et dont le caractère et les habitudes sont singulièrement propres à ce genre de guerre ?