‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 59 sur 208 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

comme des trêves, dont il profitait pour créer de nouveaux moyens d'aggression. D'ailleurs , à dire vrai , les intérêts qui divisaient les deux empires étaient trop importants pour qu'on pût se flatter de les concilier. Il ne s'agissait de rien moins que de l'assujettissement final ou de la libération complète de l'Europe. L'empereur Ale xandre , pénétré de l'importance de la cause qu'il défendait , avait résolu de ne plus consentir à aucun ajournement de la décision de ce grand procès. Attaqué sur son territoire , il avait pris les armes avec la ferme volonté de courir tous les hasards , plutôt que de les poser avant d'avoir établi des bases solides à la tranquillité générale, en détruisant l'influence humiliante que Napoléon exerçait sur toutes les puissances du continent.

Cette résolution généreuse , que les malheurs du commencement de la campagne ne purent ébranler , devint le signal d'une guerre à mort entre les deux empires. Au milieu des préparatifs qu'elle exigeait, l'empereur de Russie ne négligea cependant aucun moyen d'en alléger le poids, en^ resserrant les liens qui l'unissaient k la Suéde ,.ejLen donnant, par des actes officiels, une sanction légale au rétablissement des rapports, d'amitié et d'alliance avec T Angleterre et|

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