CHAPITRE IX
et devant la droite. Des kosaques se postèrent derrière la gauche de la cavalerie sur le prolongement des mêmes hauteurs , et faisant front au grand chemin du côté de Wiazma.
Pendant une grande demi -heure les Russes | conservèrent cette position ; mais l'ennemi ayant ; mis en action des forces très-supérieures , l'affaire commença à prendre une tournure moins favorable. Le vice-roi , dont les premières troupes avaient déjà atteint Wiazma , ayant été informé \ du danger que courait le corps de Davoust , se détermina à lui porter de prompts secours. Il laissa près de Wiazma la division Pi no e t la garde italienne, pour servir de réserve conjointement avec le corps de Nev qui s'établit sur la route de Joukhnow, derrière la petite rivière d'Oulitsa, afin de couvrir le flanc droit des troupes engagées contre les entreprises de la grande armée russe, que les ennemis savaient être en marche sur Bykow^o.
liC maréchal Ney fit couper le pont de Krapiv^na sur l'Oulitsa, et en fit jeter un autre sur la Wiazma près de Plenikowo , afin de s'assurer une retraite sur la route de Dorogobouge , sans être obligé de traverser la ville de Wiazma. Le viceroi, avec ses deux autres divisions et les Polonais, rebroussa chemin sur Messoïédowo , et s'établit
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I près de ce village sur des hauteurs qui prenaient \ à revers la gauche des Russes. Dans le même il temps , le gros du corps de Davoust entrait aussi I en action pour se frayer le passage. Des tirailf leurs de ce corps s'étant glissés à la faveur des I broussailles dont tout le champ de bataille était j couvert, manquèrent d'enlever la batterie du centre des Russes, qui fut obligée de se retirer au galop. D'un autre côté, le régiment Akhtyrskoï avait été déposté de la grande route. Des batteries formidables, établies par le maréchal Davoust et par le vice-roi, foudroyaient en tout sens celle des Russes , qui occupait la colline de la gauche : des colonnes d'infanterie que le viceroi fit descendre dans les broussailles sur les derrières de la gauche des Russes, forcèrent même leur deuxième ligne à faire face en arrière. Le j régiment de Kharkow qui , comme nous l'avons j vu, avait poussé au-delà de la grande route, se • trouva coupé ; mais le colonel Jous éfowicz qui l e \ commandait, loin de perdre la tête, se jeta dans \ les broussailles , et passant à bride abattue entre îles colonnes ennemies, vint se rallier aux kosa- ' ques de la gauche.
^ Le moment était critique pour les Russes;
' cependant le général Wassilczikof faisait bonne
contenance pour gagner le temps nécessaire h