‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 86 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Finfanterie d'arriver. Enfin, vers les dix heures^ le prince Eugène de Wurtemberg parut avec sa division, qui formait la tête de la colonne d'infanterie.TI se précipita sur-le-champ à la rencontre des colonnes du vice-roi, qui atteignaient déjà le pied de la hauteur de la batterie de la gauche , dont le commandant se mettait en devoir de retirer les pièces. D'autres bataillons furent envoyés contre les tirailleurs de Davoust. L'ennemi fut repoussé et la batterie conservée. Le gros de l'infanterie suivait de près la division du prince Eugène ; mais il était déjà trop tard. Le corps de Davoust avait eu le temps de filer à travers champs , et , passant par derrière les lignes du vice-roi, de venir se former à sa droite. Comme il n'y avait plus de moyens de couper les ennemis , il fallut se contenter de les pousser vivement.

Le vice-roi avait dirigé- le corps du prince Po- \ niatowski contre la gauche de la division du prince Eugène de Wurtemberg. Le général Miloradowich lui opposa la 23® division du 4^ corps. Les 17® et II® divisions demeurèrent en réserve. Les ennemis furent culbutés , et se replièrent jusqu'aux hauteurs de Messoïédowa, où le viceroi et Davoust prirent position. Alors Miloradowich marcha en avant, appuyé sur sa droite

igO CAMPAGNE DE l8l2.

par la colonne de Platof, qui débouchait de Fédoroskoïé sur les traces de Davoust. I/artillerie russe ouvrit un feu très-vif. Les troupes du vice-roi résistèrent avec courage; mais celles de Davoust déjà démoralisées par les fatigues et les privations de tout genre qu elles avaient endurées dans leur retraite depuis Malo-Jaroslawrets , ne conservaient plus cette belle contenance qui I les avaient distinguées pendant tout le cours de la campagne. Les ennemis furent dépostés et rejetés sur une seconde position qu'ils occupèrent entre le village de Rjawets et la censé de Ribeaupierre. Les généraux Miloradowich etPlatof, poursuivant leurs succès , établirent leur ligne en face de celle des ennemis. Pendant que l'artillerie des Russes écrasait les colonnes ennemies, mal protégées par le^r s batteries qui ne pouvaient plus se mouvoir facilement à cause du mauvais état des chevaux , notre cavalerie lancée sur les flancs menaçait de les déborder par les deux ailes. Cette manœuvre détermina la retraite des Français , qui se replièrent sur Wiazma.

s Tandis que l'avant-garde des Russes combattait dans les environs de Wiazma, leur armée se rapprochait aussi de cette ville. Le maréchal Koutousof, qui s'était mis en marche de Doubrow^a à cinq heures du matin, avait fait prendre les

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