‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812 (volume 2)Chapitre 94 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

d'autant plus infaillible , que privé d'une grande partie de son artillerie et de sa cavalerie, il n'avait presque plus de moyens de résister aux kosaques qui le harcelaient déjà si vivement. 11 résolut en conséquence de rejoindre l'armée à Smolensk, où il comptait encore trouver quel- . ques ressources pour l'approvisionnement. Le 3o, il séjourna à Doukhowtchina pour donner quelque repos à ses troupes ; le lendemain il se

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dirigea sur Smolensk, et s'avança jusqu'à Wlodimerowa. Les kosaques talonné rer|j;^sQii..arri£iLegarde depuis quatre heures du matin jusqu'à cinq heures du soir, et lui enlevèrent encore deux canon§. Le général Platof s'arrêta pour la nuit ! à ZAvenikha. Le i^^ novembre, le vice -roi arriva ^ à Smolensk avec les débris de son corps.

L'armée française se trouvait de nouveau réunie à Smolensk; mais Napoléon ne pouvait s'arrêter plus long-temps dans cette ville. Le maréchal Routousof, répétant dans les environs de Smolensk la manœuvre qui lui avait réussi près de Moscou, s'était déjà emparé des roules de Roslawrl et de Mtislawl, et menaçai t les c om- 1 mun ication s de l'ennemi avec Orcha et avec ' Borigow^ e L Ist Bér ésina. D'un autre coté, les ,■ mouvements offensifs du comte Wittgenstein et de l'amiral Tschichagof devaient donner à Napo-

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léon de justes appréhensions pour ses derrières , et l'engager à précipiter sa retraite , pour tâcher d'atteindre la Bérésina avant que les deux armées russes de droite et de gauche aient pu se réunir pour lui en barrer le passage. De plus, les ^ magasins de Smolensk n'étaient pas suffisants pour alimenter l'armée ennemie , et conséquemment chaque jour de délai n'aurait fait qu'ajouter inutilement àses pertes. Ces raisons déterminèrent l'empereur des Français à se remettre en marche' dès l'arrivée du vice-roi , en se dirigeant sur Krasnoï. Une partie de ses gardes sortit de Smolensk dès le i^^ novembre. Lui-même, avec le reste des gardes, n^ quitta cette ville que le 2. Le corps du vice-roi, celui de Davoust et celui deNey, auquel l'on venait encore d'amalgamer celui de Poniatowski, le suivaient successivement à une journée de distance l'un de l'autre.

Le comte Ojarorowski , que nous avons vu détaché avec un corps volant , se trouvait dans les environs de Krassnoï. Ayant appris que cette ville était occupée par lui faible détachement ennemi, il l'attaqua le 2 , et y pénétra ; mais un bataillon de vieille garde , qui précédait le quartier-général , étant survenu , il se replia à Koutkowa.

Le même jour, l'armée russe continua à se rapprocher de Krassnoï. Le prince Routousof

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