CHAPITRE IX
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général Platof, avait marché sur Doukhowtchina. Le 27 octobre, il s'était porté de Zaselié à Oulkhowa>Sloboda. Les kosaques qui le suivaient pied àjied^'emparèrent de s oix^nt^ guatrejcanous, qu'il fut obligé d'abandonner, et lui enlevèrent près de 3 mille traîneurs et soldats
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isolés qui s'étaient détachés du corps pour dier- ; cher des vivres. La journée du lendemain fut de nouveau désastreuse pour le vice-roi. Arrivé aux bords du Wop , il trouva que le pont qu'il avait ordonné d'y jeter n'avait pu être construit à cause des glaçons que cette rivière chariait. Il fallut se résoudre à la traverser à gué, ayant de l'eau jusqu'à la ceinture, et malgré les glaçons. La descente était très-roide , et le verglas l'avait rendue presque impraticable. Aussi le passage s'exécuta-t-il avec lenteur et difficulté. Cependant les troupes traversèrent la rivière, et Ton réussit même à faire passer quelques canons; mais le chemin se détériorant de plus en plus , il devint impossible de retirer le reste de l'artillerie. Vingt-trois pièces de canon et tous les ; bagages du corps tombèrent ainsi entre les mains/ des kosaques , qui atteignirent vers le soir les bords du Wop, après avoir été contenus pendant une grande partie de la journée par l'arrièregarde des ennemis. La nuit qui suivit cette
aoG campagnk.de 1812.
journée fut accablante pour les troupes du vice-roi. Les soldats mouillés au passage de la rivière , se trouvèrent moins que jamais en état de résister au froid, dont la cruelle nécessité de passer la nuit au bivouac augmentait les rigueurs. . ^ Le 29, le vice-roi continua sa marche sur Dou- Ithowtchina. La division Broussier, qui seule avait
i encore Conservé douze pièces de canon, forma l'ar-
rière-garde. Le gros du corps presque entièrement désorganisé, suivait la route de Doukhowtchina en colonne informe. Pour comble de malheur, cette ville se trouvait déjà occupée par le général-major Jlowaïskoï 1 2^ qui, avec deux régiments ^ de kosaques , précédait le détachement de l'aide- ' ■■'■ de-camp-général Golenitchef - Koutousof. Dans cette position critique , le vice-roi ne perdit pas la tête. Calculant que les Russes ne pouvaient être en forces à Doukhowtchina, il lança contre
ji eux la garde italienne , formée en carré et ap- «= puyée de quelques escadrons de cavalerie bavaroise qui avait encore conservé quelques chevaux. Les kosaques furent culbutés et chassés de la ville , que le vice-roi occupa avec tout son corps. Cependant sa situation n'en était pas moins fort embarrassante. Il ne pouvait continuer la longue retraite qu'il avait encore à faire jusqu'à Witebsk , sans exposer son corps isolé à une destruction