‹ Histoire militaire de la campagne de Russie en 1812Chapitre 155 sur 181 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

battants , qui se mesuraient corps à corps avec la rage du désespoir. Les réserves , bouillantes d'ardeur, mais retenues par la discipline, gardaient seules leurs rangs , et présentaient des masses immobiles. Quoique les ennemis fussent supérieurs en nombre, les Russes se soutenaient avec un égal avantage ; mais des événements funestes dus au hasard , vinrent bientôt après changer la face des affaires. Le prince Bagration, le comte de

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Saint-Priest son chef d'étatrçiaîor. et plusieurs autres généraux furent blessés , et se trouvèrent obligés de quitter le champ de bataille. Les troupes privées de la direction de leurs chefs commencèrent à plier. Ce revers de fortune aurait pu avoir les plus fâcheuses conséquences , si le général Konownitsyn n'avait pris sur-le-champ yk^/t^tit le commandement vacant par l'absence du /*, ,. I, prince Bagration. Il retira toutes les troupes -^

engagées derrière le ravin de Séménowskoïé , et prit poste sur les hauteurs de ce village, où il fit établir , avec une promptitude incroyable , de fortes batteries qui continrent les assaillants.

Ces derniers se voyant définitivement maîtres des flèches disputées , se déterminèrent à pousser leurs avantages. Les corps de cavalerie de Nansouty et de Latour-Maubourg reçurent l'ordre

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de se porter en avant, au-delà da ravin de Séménowskoïé.

Avec ces grandes masses de cavalerie , le général français espérait déterminer la déroute de nôtre gauche, et fixer ainsi la victoire de son côté. Le corps de Nansouty surtout était destiné à tourner Textrême gauche en culbutant les régiments d'infanterie de la garde dlsmaïlowskoï et de Lithuanie, qui s'étaient formés à la gauche de la division Konowhitsyn. Mais ces braves régiments déployèrent une intrépidité si rare, qu^ls méritèrent de servir de modèle de fermeté et de dévouement à toute l'armée. Écrasés d'abord par rartillerie française , et environnés bientôt après par une nombreuse cavalerie , ils se formèrent en carrés^ et repoussèrent trois charges cohsécùtives que les cuirassiers de Saint - Gérmam dirigèrent contre eux. Ils furent soutenue par .Jes régiments de cuirassiers de Tempereur, de l'impératrice et d'Astrakhan , qui fournirent plu- %, sieurs charges heureuses contre de la cavalerie et de l'infanterie ; enfin les régiments de cuirassiers de Ekaterinoslaw et de Saint - Georges^ complétèrent la défaite de l'ennemi en le "irejetant au clelà du ravin.

Napoléon, informé dans ce mofment que sa gauche ^tàit assaillie par là cavalerie russe , jugea

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