CHAPITRE V
et dirigèrent contre les escadrons ennemis un ]
feu si bien nourri qu^iîs ne pureîit résister. Cau-
lincourt, qui avait réussi à la tête des cuirassiers
de Wathier à dépasser la redoute bastionnée , et à y
pénétrer par la gorge y trouva la mort , et le 5^3ë
oîîraSierF fut obligé cTévacuer l'ouvrage. Les^®
et y corps de cavalerie russe furent lancés à la
poursuite des ennemis, et le colonel Zass, avec
le régiment des dragons de Pskow, soutenu de
quatre pièces d'artillerie à cheval de la garde
poussa les fuyards jusqu'à leur infanterie.
Pendant que ces charges heureuses avaient
lieu d'un côté de la redoute, les colonnes du
vice-roi en approchaient de l'autre ; les 2 1 *^ de ligne
de la division Girard, 17^ decelle de Morand, q® ^..^ ■■■ ^ f __■ ^
et 35® de celle de Broussier, l'attaquèrent de" fr oStj et en flanc. Les bataillons de la division Likaczew qui la défendaient , déjà affaiblis par les pertes qu'ils avaient essuyées , ne purent résister davantage. Le vice-roi , à la tête des 9^ et 35®, tourna la redoute par sa gauche, et s'en empara. Les Russes qui l'occupaient ne voulurent point recevoir de quartier, et furent tous massacrés. Le général Likaczew, quoique accablé par une maladie cruelle et ses blessures , se précipita dans les rangs ennemis, avec l'espérance de partager le sort de ses braves soldats
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en recevant une mort glorieuse ; mais les marques de sa dignité trahirent sa généreuse résolution ; les soldats français , jaloux de l'honneur de faire un prisonnier de distinction , le sauvèrent malgré lui.
} Les ennemis, quoique maîtres de la grande redoute , n'en étaient pas plus avancés ; le corps d'Ostermann, formé en arrière du ravin de Goritskoï et ayant à sa droite la division Kaptze wicz , du corps de Doctorof, présentait encore un front redoutable. Le général Grouchj , qui appuyait la gauche du vice-roi , voulant profiter d u pre mier moment de consternation qu'il supposait que la perte de la grande redoute devait produire parmi les Russes, s'élança, à la tête de la
cavalerie de CJ:iastel , sur les bataillons de la di-
j vision Kaptzéwicz ; mais le général Ché vicz , avec I les régiments des chevaliers-gardes et de la garde à cheval , se porta à sa rencontre euvpassant par les intervalles de l'infanterie. Ces deux régiments d'élite, en fournissant des charges répétées contre les escadrons français , parvinrent à les contenir jusqu'à l'arrivée des a® et 3® corps de cavalerie , à l'aide desquels ils réussirent enfin à les culbuter et à les ramener sur leur infanterie. Ce succès arrêta les progrès de l'ennemi, qui se borna k répondre par le feu de son artillerie, aux batte-