CHAPITRE V
de Wolokolamsk sur ïwer ou Staritsa. Ce résultat était trop dangereux pour que le prince Koutousof voulût en courir les risques; d'ailleurs, il attendait de nouveaux renforts par la route de Kalouga , et il se décida sagement à éviter un engagement sérieux jusqu'à l'arrivée de ces renforts.
Le i4j l'armée russe rétrograda de Krasnaïa- ' Pakhra jusqu'à Babenkowo. Les arrières- gardes de Miloradowich et de Raefïskoï se réunirent à Kxasnaïa-Pakhra , et le général Miloradowich en prit le commandement Le 1 5, il y eut alerte à l'arrière-garde. L'ennemi parut inopinément à la droite de la Pakhra , à une demi-werste environ de la droite de la position occupée par l'arrière-garde. Le général Wassilczikof se porta surle-champ à sa rencontre avec le régiment des hussards de la garde , et par des charges réitérées il réussit à le contenir pendant le temps nécessaire pour faire repasser la Pakhra à une partie de la cavalerie russe , qui se trouvait encore sur la rive gauche de cette rivière ; après quoi toute l'arrière-garde se mit en retraite , et vint prendre poste entre Czirikowo et Golokhwastowo. Le comte Ostermann , pressé par l'ennemi, se replia aussi jusqu'à Okoulowo. Le général Paskéwicz suivit ce mouvement, et demeura réuni au 4^
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corps. Le i6 , le comte Ostermann passa la Mocza,
et prit poste à Czirikowo-Bakhmétéwo , sur le chemin de Podolsk à Woronowo.
I Le 17, le roi de Naples se portai en avant par les chemins qui de Podolsk mènent à Czirikowo ] et à Woronowo. Le prince Poniatowski occupa \ même, à deux heures après-midi, le village de j Czirikowo que les Russes avaient commis la faute de dégarnir; mais l'ennemi ayant négligé de s'établir en forces dans le bois qui s'étend depuis ce village jusqu'à Golokhwastowo , et qui couvrait le flanc droit de l'arrière-garde du général Miloradowich , les Russes s'appliquèrent à l'en déloger, et non-seulement ils y réussirent, mais à la nuit tombante ils réoccupèrent même Czirikowo. Le général français Ferrier se trouva au nombre des prisonniers. Dans le même temps , le comte Ostermann fut aussi attaqué; les ennemis déployèrent devant lui environ 5 mille' chevaux, et firent passer de l'infanterie dans un bois qu'il avait à sa droite; cependant ils ne purent obtenir aucun succès.
Le maréchal jugeant à la mollesse des attaques de l'ennemi qu'il n'était pas en forces devant lui , eut un moment la pensée de suivre l'avis du général Bennigsen , qui proposait d'accepter une bataille dans la position de Babenki ; mais in*