CHA.PITRE V
la position de Taroutino, se tint en observation l dans son camp, près deWinkowo. I
Vers le même temps, l'armée française occu- \ pait les positions suivantes : le corps de Ney se ; trouvait à Bogorodsk; la garde et le corps de ' Davoust cantonnaient à Moscou ; le gros du corps \ du vice-roi c ampait prés du c hâteau de Petrows- ' koié; la division Broussier de ce corps, avec la j . / brigade de cavalerie bavaroise , fut placée à Wésioma, pour entretenir la communication avec le corps de Junot qui tenait Mojaïsk, et occupait/ avec un fort détachement la ville de Wéréïa qu'il | avait fait palissader. Un nouveau corps français, fort de 3o mille hommes, venait encore de passer le Niémen. C'était le 9^, commandé par le maréchal Victor. Ce corps, arrivé à Smolensk le 16 septembre, s'y arrêta pour servir de réserve j centrale.
La position que l'armée russe occupait près de Taroutino présentait , sous les rapports stratégiques , les avantages les plus évidents. La ville de Kalouga devait être regardée, à juste titre, comme la véritable base d'opérations des Russes, puisque toutes les ressources des provinces méridionales pouvaient y affluer, non - seulement sans obstacle, mais même très -commodément, en descendant l'Oka. Dans le choix de la posi*
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tioa , le prince Koutousof devait donc principalement avoir en vue de couvrir efficacement ce point important. Trois routes principales se dirigent de Moscou sur Kaloujg^a: cène jde droite passe par Borowsk et Malo-Jarosla wets ; celle du centre par Wpronowo et Taroutino , et enfin celle de gauche par Serpoukhow etXarousa. Le camp de Taroutino se trouvant sur la route centrale, barrait cette route, et donnait en même temps aux Russes la faculté de prévenir , par des marches très-courtes , les ennemis sur les deux autres , à Borowsk ou Malo-Jaroslavsrets , et à Serpoukhow ou Tarousa. De cette façon, tous les projets que Napoléon aurait pu former pour pénétrer dans l'intérieur de la Russie eussent été déjoués, puisqu'il était impossible de supposer que se trouvant prévenu entre Tarousa et Serpoukhow, il osât passer l'Oka dans les environs de cette dernière ville, pour se diriger sur Toula, en livrant ainsi toutes ses communications à l'armée qu'il aurait laissée derrière lui. Ne pouvant donc rien entreprendre contre la droite des Russes , il se serait vu obligé de manœuvrer contre leur gauche , et par conséquent sur la route de M ojalsk, ce qui le ramenait à une défensive d'autant plus pénible pour 4ui , que le camp de Taroutino , considéré comme point de départ pour l'offensive